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Finul : Joseph Aoun réclame le maintien d’une force internationale dans le sud du Liban
Le président libanais privilégie une prolongation de la mission de l’ONU ou, à défaut, la mise en place d’un autre mécanisme international aux côtés de l’armée libanaise pour préserver la stabilité.


Le président libanais Joseph Aoun plaide pour le maintien d’une présence militaire internationale dans le sud du Liban après l’expiration du mandat de la Finul, prévue le 31 décembre 2026. Il a apporté son soutien à une initiative parlementaire réclamant la prolongation de la mission des Nations unies.
« Notre première option est de prolonger le mandat de la Finul », a déclaré Joseph Aoun, cité par la chaîne libanaise LBCI. Si cette solution échoue, Beyrouth souhaite mettre en place un nouveau dispositif permettant à des forces internationales de rester déployées dans le Sud aux côtés de l’armée libanaise, dans un cadre juridique défini et en coordination avec elle. L’objectif affiché est de préserver la stabilité et de renforcer l’autorité de l’État libanais.
Cette position se heurte toutefois à l’opposition d’Israël et des États-Unis. Washington estime, comme Jérusalem, que la Finul n’a pas suffisamment empêché le réarmement du Hezbollah. Sous pression américaine, le Conseil de sécurité de l’ONU avait décidé en août 2025 de mettre fin au mandat de la force à la fin de cette année.
La question est désormais directement liée aux discussions entre Israël et le Liban. Les deux pays doivent notamment s’entendre sur la composition d’un comité international chargé de vérifier la démilitarisation complète des zones pilotes prévues dans le cadre soutenu par Washington.
Pour Aoun, le départ de la Finul ne doit donc pas signifier la disparition de tout mécanisme international. Beyrouth cherche au contraire à préserver un tiers garant sur le terrain, capable d’accompagner l’armée libanaise et de superviser les nouveaux arrangements sécuritaires dans le Sud.