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Frappes israéliennes en Syrie : la Turquie rejette les justifications d’Israël
Ankara accuse Israël d’avoir violé la souveraineté syrienne en frappant une base où des forces turques envisageaient de se déployer.


La Turquie a condamné mardi soir les frappes israéliennes contre la base aérienne d’Abou al-Duhur, dans le nord de la Syrie, rejetant les arguments avancés par le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahou pour justifier l’opération.
Israël avait confirmé avoir mené ces frappes après que Damas s’était apprêté, selon lui, à autoriser le déploiement de forces turques sur cette base située près d’Alep.
« Israël et la Syrie avaient convenu d’un statu quo en matière de sécurité, que la Syrie était sur le point de violer en permettant à des soldats turcs de se déployer sur une base aérienne près d’Alep », avait déclaré le bureau de Benjamin Netanyahou.
Jérusalem affirme avoir averti à plusieurs reprises le gouvernement syrien qu’un tel déploiement constituerait une menace pour sa sécurité. « Israël ne tolérera aucune menace contre sa sécurité et serait favorable à un retour au statu quo », avait ajouté le communiqué.
Ankara dénonce une atteinte à la souveraineté syrienne
La Direction de la communication turque a qualifié les arguments israéliens de « peu sérieux », estimant qu’ils visaient à légitimer des frappes « illégales » contre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie.
Ankara a également accusé Benjamin Netanyahou de poursuivre une politique « expansionniste et déstabilisatrice » à l’approche des élections législatives israéliennes.
« La seule voie vers une paix durable dans notre région passe par l’abandon, par Netanyahou, de ses politiques agressives et coercitives ainsi que par le respect du droit international », a affirmé la Turquie.
Le gouvernement turc a par ailleurs défendu sa coopération avec Damas, assurant qu’elle reposait sur des bases légitimes et visait à établir « la paix, la stabilité et la prospérité » en Syrie.
« La Turquie ne permettra jamais que la Syrie soit déstabilisée », a conclu le communiqué.
Cette nouvelle confrontation intervient alors que les relations entre Israël et la Turquie restent particulièrement tendues. Leur rapprochement diplomatique avait été interrompu après les massacres perpétrés par le Hamas le 7 octobre 2023, Recep Tayyip Erdoğan multipliant depuis les attaques contre Israël et le gouvernement de Benjamin Netanyahou.