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Irak : le nouveau Premier ministre investi avec un gouvernement partiel
Le nouveau Premier ministre irakien, Ali al-Zaidi, a prêté serment avec un gouvernement partiel, après l’approbation de 14 ministres par le Parlement.


Le nouveau Premier ministre irakien, Ali al-Zaidi, a prêté serment avec un gouvernement encore incomplet, faute d’accord entre les députés sur plusieurs postes clés, notamment les ministères de l’Intérieur et de la Défense, ont indiqué des parlementaires à Reuters.
Le Parlement a approuvé la nomination de 14 ministres dans le nouveau gouvernement. Basim Mohammed a été désigné ministre du Pétrole, tandis que Fouad Hussein conserve le portefeuille des Affaires étrangères. Mais plusieurs ministères restent toujours en suspens, révélant les profondes divisions politiques qui continuent de peser sur la formation de l’exécutif irakien.
La séance parlementaire a été marquée par de vifs échanges entre élus, certains s’opposant notamment à l’approbation du candidat proposé pour le ministère de l’Intérieur. Ce portefeuille, tout comme celui de la Défense, est considéré comme stratégique dans un pays où les équilibres politiques, communautaires et sécuritaires restent particulièrement sensibles.
« Le Parlement a approuvé 14 ministères, tandis que neuf ministères restent en attente. Trois d’entre eux n’ont pas obtenu aujourd’hui la confiance du Parlement », a déclaré à Reuters le député Muqdad al-Khafaji.
Cette investiture partielle permet à Ali al-Zaidi d’entrer officiellement en fonctions, mais elle laisse son gouvernement fragilisé dès le départ. L’absence de consensus sur les ministères régaliens illustre les difficultés persistantes à construire une majorité stable en Irak, où les négociations entre blocs politiques sont souvent longues et complexes.
Le nouveau chef du gouvernement devra désormais poursuivre les tractations pour compléter son cabinet et obtenir l’aval du Parlement sur les postes encore vacants. Dans un contexte régional tendu et alors que l’Irak reste exposé aux rivalités entre puissances voisines, la capacité d’Ali al-Zaidi à stabiliser son équipe gouvernementale sera déterminante pour affirmer son autorité.