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L’accord de cessez-le-feu au Liban autorise Tsahal à frapper en cas de menace imminente
L’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Liban encadre strictement les opérations militaires tout en garantissant à Tsahal un droit de frappe en cas de menace.


Le texte de l’accord de cessez-le-feu de dix jours conclu entre Israël et le Liban prévoit une clause clé : Tsahal pourra continuer à mener des frappes en cas de menace « planifiée, imminente ou en cours », tout en étant tenue de suspendre toute opération offensive contre des cibles libanaises.
Selon le document publié par le département d’État américain, « Israël préservera son droit de prendre toutes les mesures nécessaires en légitime défense, à tout moment, contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours », précisant que ce droit ne sera pas limité par la cessation des hostilités. En parallèle, l’accord stipule qu’Israël « ne mènera aucune opération militaire offensive » contre des cibles au Liban, qu’elles soient civiles, militaires ou étatiques, sur terre, en mer ou dans les airs.
Cette trêve, initialement fixée à dix jours, pourra être prolongée par accord mutuel si des progrès sont constatés dans les négociations et si le Liban démontre sa capacité à faire respecter sa souveraineté. Dans ce cadre, Beyrouth s’engage à prendre des « mesures significatives » pour empêcher le Hezbollah et d’autres groupes armés non étatiques de mener des attaques contre Israël.
Le texte souligne également la volonté des deux parties de poursuivre des discussions directes, sous médiation américaine, afin de résoudre les différends en suspens, notamment la délimitation de la frontière terrestre internationale. L’objectif affiché est de parvenir à un accord global garantissant « sécurité, stabilité et paix durable » entre les deux pays.
Le mémorandum d’entente insiste enfin sur la nécessité de limiter l’influence des acteurs armés non étatiques, considérés comme une menace majeure pour la souveraineté du Liban et la stabilité régionale. Il prévoit que seules les forces de sécurité libanaises soient autorisées à porter des armes.
Dans une déclaration conjointe, Israël et le Liban affirment ne pas être en état de guerre et s’engagent à négocier de bonne foi pour établir les conditions d’une paix durable, tout en maintenant le droit d’Israël à se défendre face à toute menace.