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L'Iran menace de frapper les installations pétrolières et les centres d'intelligence artificielle de sept pays du Golfe en cas de nouvelle guerre


Téhéran menace d'étendre ses représailles aux infrastructures énergétiques et numériques du Golfe si Israël et les États-Unis lancent une nouvelle offensive contre l'Iran.

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Des garçons se tiennent sur le lanceur d’un missile de fabrication iranienne lors du rassemblement annuel commémorant la révolution islamique de 1979, sur la place Azadi (Liberté), à Téhéran, en Iran.
Des garçons se tiennent sur le lanceur d’un missile de fabrication iranienne lors du rassemblement annuel commémorant la révolution islamique de 1979, sur la place Azadi (Liberté), à Téhéran, en Iran.AP Photo/Vahid Salemi

L'Iran prévient : une nouvelle attaque israélo-américaine pourrait déclencher une riposte d'une ampleur inédite dans le Golfe. Jeudi, Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a menacé de viser les installations pétrolières, les câbles sous-marins, les centres de données et les infrastructures liées à l'intelligence artificielle de plusieurs pays de la région.

Jusqu'à sept États du Golfe pourraient être concernés par ces représailles. Une menace qui marque un élargissement des cibles envisagées par Téhéran, au-delà des seules installations militaires américaines et israéliennes.

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Pour les dirigeants iraniens, il n'est plus question de laisser les infrastructures économiques régionales à l'abri d'un conflit. Mohsen Rezaei estime que l'Iran ne peut accepter que ses propres ressources soient attaquées tandis que les installations soutenant les économies de ses adversaires resteraient intactes.

Cette mise en garde intervient alors que les spéculations se multiplient sur une possible reprise des frappes américaines et israéliennes contre la République islamique.


Mehdi Mohammadi, conseiller de Mohammad Ghalibaf, qui a dirigé les négociations iraniennes avec Washington, affirme que Donald Trump et Benjamin Netanyahou se seraient entendus sur le principe d'une nouvelle opération militaire. Cette affirmation iranienne n'a toutefois pas été confirmée par les autorités américaines ou israéliennes.

Le responsable iranien assure que Téhéran considère une troisième confrontation militaire en deux ans comme une menace existentielle. Il prévient qu'en cas de reprise des hostilités, son pays ne s'imposerait plus les mêmes limites dans le choix de ses cibles.

Les conséquences d'une telle stratégie pourraient dépasser largement le secteur pétrolier. Les centres de données et les infrastructures d'intelligence artificielle jouent un rôle croissant dans les économies du Golfe, où plusieurs États investissent massivement pour développer leurs capacités technologiques.


Les câbles sous-marins constituent également des infrastructures sensibles. Ils assurent une grande partie des communications numériques internationales, et leur endommagement pourrait perturber les échanges économiques bien au-delà du Moyen-Orient.

Ces menaces surviennent dans un contexte de fortes tensions autour du détroit d'Ormuz. Les Gardiens de la révolution ont revendiqué des attaques contre plusieurs navires commerciaux, tandis que Washington renforce sa présence militaire dans la région.

Malgré cette escalade verbale, les discussions diplomatiques ne sont pas totalement interrompues. Téhéran maintient une proposition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et à reprendre les négociations sur son programme nucléaire, à condition notamment que les sanctions américaines soient levées.

Une réunion diplomatique est par ailleurs prévue vendredi à Istanbul, avec plusieurs ministres des Affaires étrangères européens et régionaux, afin d'aborder les crises iranienne, yéménite et palestinienne.


Pour les pays du Golfe, le risque est désormais double : subir les conséquences économiques d'une nouvelle guerre contre l'Iran et voir leurs propres infrastructures stratégiques devenir des cibles.

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