- i24NEWS
- International
- Moyen-Orient
- Le Premier ministre libanais accuse le Hezbollah d’avoir entraîné le Liban dans un conflit qu’il n’avait "ni choisi ni voulu"
Le Premier ministre libanais accuse le Hezbollah d’avoir entraîné le Liban dans un conflit qu’il n’avait "ni choisi ni voulu"
« C’est une guerre entre Israël et l’Iran sur le territoire libanais, et aujourd’hui cette même guerre nous impose de négocier avec Israël », a-t-il affirmé.


Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a vivement critiqué le Hezbollah dans une interview accordée à la chaîne saoudienne Al-Arabiya, à quelques jours d’un nouveau cycle de négociations indirectes entre le Liban et Israël prévu à Washington.
Nawaf Salam a accusé le Hezbollah d’avoir entraîné le Liban dans un conflit qu’il n’avait « ni choisi ni voulu ».
« Nous sommes entrés malgré nous dans une guerre dont nous n’avions aucun besoin », a-t-il déclaré. « Je l’appelle la guerre des autres sur le sol libanais. »
Le chef du gouvernement libanais a explicitement décrit le conflit comme une guerre opposant Israël et l’Iran menée aux dépens du Liban.
« C’est une guerre entre Israël et l’Iran sur le territoire libanais, et aujourd’hui cette même guerre nous impose de négocier avec Israël », a-t-il affirmé.
Ces déclarations interviennent alors que Beyrouth et Jérusalem doivent reprendre cette semaine à Washington des discussions portant notamment sur le cessez-le-feu, le retrait israélien du sud du Liban et la situation sécuritaire après des mois d’affrontements.
Alors que le Hezbollah continue de dénoncer toute forme de dialogue avec Israël, Nawaf Salam a défendu publiquement la légitimité de ces négociations.
Il a rappelé que le Liban avait déjà mené des discussions directes avec Israël par le passé, notamment après la conférence de Madrid et dans le cadre de réunions militaires à Naqoura.
Le Premier ministre a également cherché à montrer que le Hezbollah ne dicte pas la ligne officielle de l’État libanais.
« Le Hezbollah a sa liberté d’opinion », a-t-il déclaré. « Mais il existe une majorité libanaise, représentée au sein du gouvernement, qui soutient ces négociations. »
Nawaf Salam a enfin évoqué les lourdes conséquences de la guerre pour le Liban, affirmant que plusieurs dizaines de villages du sud du pays avaient été détruits ou gravement endommagés, citant notamment la ville de Bint-Jbeil, qu’il décrit comme « totalement dévastée ».