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Le président iranien aurait menacé de démissionner pour obtenir une réunion d'urgence avec le guide suprême
En toile de fond : une crise économique de plus en plus grave qui pousse Téhéran à rechercher rapidement un accord permettant un allègement des sanctions.


Le président iranien Massoud Pezeshkian aurait menacé de démissionner afin de contraindre le guide suprême, Mojtaba Khamenei, à le recevoir d'urgence pour évoquer l'aggravation de la crise économique qui frappe le pays. L'information, révélée par le Wall Street Journal et relayée par des sources proches des médiateurs des négociations en cours, témoigne des profondes tensions au sommet du pouvoir iranien.
Selon ces sources, Pezeshkian souhaite convaincre le guide suprême que la situation économique est devenue critique et qu'un accord politique permettant un allègement rapide des sanctions constitue désormais une nécessité absolue. Les négociateurs iraniens auraient eux-mêmes reconnu auprès des médiateurs que leur marge de manœuvre est très limitée et qu'un accord dépourvu de bénéfices économiques immédiats serait inacceptable à Téhéran.
Dans le même temps, les Gardiens de la révolution maintiennent une ligne beaucoup plus dure. Selon le quotidien américain, ils menacent de reprendre et d'intensifier les attaques contre les navires commerciaux si un éventuel accord ne se traduit pas rapidement par des gains économiques concrets pour l'Iran.
Cette double pression — économique d'un côté, militaire de l'autre — aurait conduit les médiateurs à élargir les discussions. Initialement centrées sur la réouverture du détroit d'Ormuz, elles portent désormais également sur un allègement des sanctions pétrolières, l'autorisation d'exporter davantage de brut iranien ainsi que le déblocage d'avoirs financiers gelés.
Parallèlement, un haut responsable américain a indiqué à Reuters que des progrès significatifs avaient été réalisés dans les discussions entre l'Iran et Oman. Washington espère une annonce prochaine d'un accord et affirme que les États-Unis lèveraient leur blocus maritime contre l'Iran dès son entrée en vigueur.
Le principal point de désaccord reste toutefois le contrôle du détroit d'Ormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial. Un compromis serait actuellement à l'étude : les navires entreraient dans le golfe Persique par une voie contrôlée par l'Iran et en ressortiraient par un couloir placé sous contrôle omanais, sans droits de passage.
Pendant ce temps, aux États-Unis, la guerre contre l'Iran suscite des critiques croissantes. Le sénateur démocrate Mark Kelly dénonce une stratégie militaire mal définie, tandis qu'un sondage AP-NORC indique que 66 % des Américains estiment que ce conflit n'est pas justifié.