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Moyen-Orient : la guerre contre l'Iran coûte 186 milliards de dollars en un mois


Un bilan alarmant qui illustre l’onde de choc économique provoquée par le conflit dans une région fortement dépendante des équilibres énergétiques.

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  • Guerre en Iran
A plume of smoke rises following a U.S.-Israeli military strike in Tehran, Iran, Tuesday, March 3, 2026
A plume of smoke rises following a U.S.-Israeli military strike in Tehran, Iran, Tuesday, March 3, 2026 AP Photo/Vahid Salemi

La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, désormais étendue à une large partie du Moyen-Orient, a déjà coûté près de 186 milliards de dollars aux économies arabes en l’espace d’un mois, selon Abdallah Al Dardari. Un bilan alarmant qui illustre l’onde de choc économique provoquée par le conflit dans une région fortement dépendante des équilibres énergétiques.

« Chaque jour de guerre supplémentaire aggrave les conséquences sur l’économie mondiale », a averti le responsable onusien depuis Amman, appelant à un arrêt immédiat des hostilités. Selon ses estimations, la perte représente environ 6 % du produit intérieur brut de la région arabe en seulement trente jours.

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Édition Spéciale | Opération "Rugissement du Lion" : jour 32 de la guerre israélo-américaine contre le régime iranien | Partie 2 | 31/03/2026

Les pays du Golfe, moteurs économiques du monde arabe, sont les plus durement touchés, avec des pertes pouvant atteindre 168 milliards de dollars. Le Levant, déjà fragilisé par des crises structurelles, subirait quant à lui un impact estimé à 30 milliards de dollars. Au cœur de cette crise, le détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement près d’un cinquième du pétrole et du gaz mondial, joue un rôle central dans la déstabilisation des flux commerciaux.

Au-delà des chiffres, Abdallah Al Dardari met en lumière la vulnérabilité structurelle des économies arabes, largement dépendantes des hydrocarbures. Même les pays non producteurs restent exposés, via les transferts financiers de leurs ressortissants travaillant dans les États pétroliers ou par l’aide économique régionale.


Les conséquences sociales s’annoncent tout aussi lourdes. Près de 3,7 millions d’emplois pourraient être détruits à court terme, tandis qu’environ 4 millions de personnes supplémentaires risquent de basculer sous le seuil de pauvreté. Une perspective préoccupante dans une région déjà marquée par de fortes inégalités.

Face à ce constat, l’ONU appelle à une désescalade urgente et à une diversification économique accélérée pour limiter les effets dévastateurs de telles crises à l’avenir.

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