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Turquie : nouvelle vague d’arrestations avant le sommet de l’OTAN
À l'approche du sommet de l'OTAN à Ankara, les autorités turques ont procédé à une nouvelle vague d'arrestations visant journalistes, avocats, opposants et militants.


À l'approche de l’ouverture du sommet de l’OTAN à Ankara, les autorités turques ont lancé une nouvelle vague d’interpellations visant des journalistes, avocats, opposants politiques, étudiants et militants, sur fond de renforcement drastique des mesures de sécurité.
La capitale est placée sous haute surveillance : les principaux axes routiers ont été fermés et les rassemblements interdits jusqu’à la fin du sommet, qui réunira mardi et mercredi les dirigeants des 32 pays membres de l’Alliance, dont le président américain Donald Trump.
Dimanche, plusieurs journalistes ont été arrêtés à leur domicile, parmi lesquels Buse Sögütlü, rédactrice en chef des affaires internationales du média T24, et Ceren Erdogdu, journaliste pour OdaTV. Leurs avocats affirment n’avoir reçu aucune explication sur les motifs de leur placement en garde à vue, estimant que ces arrestations sont liées à la tenue du sommet.
Des opérations de police ont également été menées dans plusieurs provinces du pays. Selon des ONG de défense des droits, elles ont notamment visé des avocats, des militants écologistes et des membres de la gauche turque. Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé des opérations « arbitraires » menaçant la liberté de la presse.
Plusieurs médias turcs se sont par ailleurs vu refuser leur accréditation pour couvrir le sommet de l’OTAN. L’Alliance atlantique a indiqué que cette décision relevait des autorités du pays hôte.
Malgré l’interdiction de manifester, 19 militants du Parti communiste turc ont été arrêtés dimanche lors d’un rassemblement contre le sommet.
L’opposition accuse le président Recep Tayyip Erdogan d’utiliser l’événement international pour accentuer la répression contre les voix critiques. Les soutiens du maire emprisonné d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, ont également appelé les partenaires de la Turquie à ne pas reléguer les questions d’État de droit au second plan lors de leurs échanges avec Ankara.