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Pourim : lectures publiques de la Méguila interdites, les rabbins divisés sur Zoom
Aucune réunion n’est autorisée dans les synagogues ou tout autre espace public. Les lectures de la Méguila ne peuvent donc avoir lieu qu’au sein du cercle familial, dans des habitations privées


En raison des directives strictes du Commandement du front intérieur interdisant tout rassemblement, les lectures publiques de la Méguila d’Esther (Rouleau d'Esther) à l’occasion de la fête de Pourim sont prohibées cette année, y compris dans les abris anti-bombes. Un porte-parole de l’armée israélienne a confirmé que l’interdiction s’applique à toutes les formes de rassemblements, quels que soient leur objectif ou leur lieu.
Selon ces consignes, aucune réunion n’est autorisée dans les synagogues ou dans tout autre espace public. Les lectures de la Méguila d'Esther ne peuvent donc avoir lieu qu’au sein du cercle familial, dans des habitations privées. Les autorités militaires ont rappelé que la préservation de la vie humaine prime sur toute autre considération religieuse. Même les rassemblements organisés dans des abris sont concernés par cette interdiction.
Traditionnellement, la lecture publique de la Méguila se tient le soir de Pourim, qui débute ce soir, puis à nouveau le lendemain matin. À Jérusalem et dans quelques autres localités, la fête sera célébrée avec un décalage d’un jour, mais les restrictions sécuritaires resteront en vigueur. Selon la loi juive, l’accomplissement du commandement requiert normalement d’entendre la lecture en personne, à partir d’un rouleau manuscrit en parchemin.
Face à cette situation exceptionnelle, plusieurs figures religieuses ont pris position. L’organisation orthodoxe modérée Tzohar ainsi que le rabbin sioniste religieux Yosef Zvi Rimon estiment qu’il est possible de s’acquitter de l’obligation en suivant une lecture en direct via Zoom ou une autre plateforme de visioconférence.
Cette interprétation ne fait toutefois pas l’unanimité. Le grand rabbin ashkénaze d’Israël, Kalman Ber, et le grand rabbin séfarade, David Yosef, considèrent pour leur part qu’une lecture à distance ne permet pas de remplir valablement le commandement religieux.