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Londres : Sally Rooney voulait verser ses droits d'auteur à Palestine Action, une organisation terroriste
L'éditeur de la romancière irlandaise Sally Rooney cesse de distribuer ses livres au Royaume-Uni, invoquant son soutien à Palestine Action, organisation interdite par Londres


Les livres de l'écrivaine irlandaise Sally Rooney ne seront plus commercialisés au Royaume-Uni, après une décision prise conjointement avec son éditeur Faber & Faber. Connue notamment pour ses romans Normal People et Conversations With Friends, l'autrice avait annoncé son intention de reverser une partie de ses droits d'auteur à Palestine Action, un mouvement pro-palestinien classé comme organisation terroriste par les autorités britanniques depuis juillet 2025.
Cette décision place son éditeur dans une situation juridique délicate. La législation antiterroriste britannique interdit en effet de financer une organisation proscrite. Faber & Faber estime ne plus pouvoir verser légalement à l'écrivaine les revenus générés par ses ventes au Royaume-Uni.
Dans un communiqué publié mercredi, la maison d'édition a expliqué qu'il lui était impossible de poursuivre la commercialisation des ouvrages sans pouvoir rémunérer leur autrice. La décision concerne tous les formats, mais les livres de Sally Rooney continueront d'être distribués dans les autres pays.
L'écrivaine de 35 ans a confirmé avoir donné son accord à cette mesure, affirmant assumer les conséquences de son soutien à Palestine Action. Elle avait déjà annulé un déplacement au Royaume-Uni par crainte d'une éventuelle arrestation.
Le mouvement avait été interdit après plusieurs actions visant notamment des entreprises du secteur de la défense liées à Israël, ainsi qu'une intrusion sur une base de la Royal Air Force en juin 2025. Cette interdiction avait provoqué d'importantes manifestations et des milliers d'arrestations au Royaume-Uni.
La légalité de cette mesure reste contestée devant la justice britannique. La Cour suprême doit examiner un recours le mois prochain, tandis que plusieurs organisations de défense des libertés civiles dénoncent les conséquences de l'interdiction sur la liberté d'expression et de manifestation.