Benjamin Netanyahou revendique des "résultats majeurs" et défend une trêve stratégique au Liban
Le Premier ministre confirme avoir accepté une trêve au Liban à la demande de Donald Trump, tout en affirmant que « le long chemin vers la paix a commencé ».


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a justifié l’accord de cessez-le-feu temporaire avec le Hezbollah, affirmant qu’il s’inscrit dans une stratégie globale mêlant pression militaire et ouverture diplomatique. « À la demande de mon ami le président Trump (…) nous avons accepté un cessez-le-feu temporaire au Liban », a-t-il déclaré, précisant vouloir « donner une chance de promouvoir une solution politique et militaire combinée avec le gouvernement libanais ».
Le chef du gouvernement a dressé un bilan qu’il qualifie de « résultats majeurs » dans le nord. Il évoque deux menaces neutralisées : « l’infiltration de milliers de terroristes sur notre territoire et les tirs antichars contre nos localités », ainsi que « l’arsenal de 150 000 missiles et roquettes destiné à détruire les villes d’Israël », construit selon lui par Hassan Nasrallah.
Benjamin Netanyahou affirme également qu’une « zone de sécurité profonde » a été établie le long de la frontière nord, « du Liban jusqu’au mont Hermon, via le Golan », transformant ce qu’il décrit comme une « ceinture de feu » en « ceinture de sécurité ». Selon lui, ce dispositif permet d’écarter le risque d’invasion et de tirs directs contre les communautés israéliennes, tout en maintenant la présence de Tsahal sur le terrain.
Sur le plan militaire, il assure que « 90 % des stocks de missiles et roquettes » du Hezbollah ont été détruits et que son chef a été éliminé, ajoutant que le mouvement « n’est plus que l’ombre de lui-même ». Il reconnaît toutefois que « la tâche n’est pas terminée », évoquant la persistance de menaces liées aux roquettes restantes et aux drones.
Enfin, le Premier ministre insiste sur un objectif de long terme : le désarmement du Hezbollah, qui nécessitera « un effort prolongé » et « une gestion intelligente du volet diplomatique ». Il souligne également un fait inédit : « pour la première fois en 43 ans, des représentants d’Israël parlent directement avec ceux du Liban ». « Une main tient l’arme, l’autre est tendue vers la paix », a-t-il conclu, promettant de restaurer la sécurité dans le nord du pays.