Certaines villes réclament une hausse record de l’arnona en 2027
Plusieurs municipalités réclament des hausses supérieures à l’augmentation automatique de 3,05 %. Nazareth demande la plus forte, pour les logements comme les entreprises.


De nombreuses municipalités israéliennes ont récemment demandé au ministère de l’Intérieur l’autorisation d’augmenter exceptionnellement l’arnona, la taxe foncière municipale, en 2027.
Cette taxe progressera automatiquement de 3,05 % dans tout le pays l’année prochaine. Plusieurs collectivités souhaitent toutefois appliquer des augmentations supplémentaires aux logements et aux locaux commerciaux.
Si elles sont approuvées, ces mesures entreront en vigueur le 1er janvier 2027. Elles pourraient ajouter plusieurs centaines de shekels aux factures annuelles des ménages et plusieurs dizaines de milliers de shekels aux dépenses de certaines entreprises.
Nazareth a déposé la demande la plus élevée, avec une hausse exceptionnelle de 30 % pour les logements et les entreprises. En ajoutant l’augmentation automatique, l’arnona pourrait y progresser de 33,05 %.
Azor réclame une hausse supplémentaire de 10 % pour les commerces et les entreprises de services, portant l’augmentation totale à 13,05 %. Ramat Gan souhaite une progression globale de 10 % pour les logements et les entreprises.
Gan Yavné demande également une hausse totale de 10 %, contre 8,2 % à Ariel, 8,05 % pour les entreprises de Kiryat Malakhi, 8 % pour les logements à Rehovot et 7,5 % à Ashdod.
À Eilat, la municipalité réclame une hausse de 4 % pour les résidences de vacances et des augmentations comprises entre 1,6 % et 8,15 % pour les hôtels.
À l’inverse, seules quelques municipalités souhaitent réduire certains tarifs. Or Yehuda demande des baisses comprises entre 2 % et 12 % pour les entreprises, selon le type de bien. Ashkelon réclame une réduction de 3,05 % pour les locaux commerciaux, ce qui annulerait l’augmentation automatique.
Le président de la Fédération des chambres de commerce israéliennes, Shahar Turgeman, a dénoncé un système qui aurait « depuis longtemps échappé à tout contrôle ».
Selon lui, les taxes foncières imposées aux entreprises israéliennes seraient déjà environ 40 % plus élevées que celles généralement appliquées en Europe. Il estime que ces augmentations nuisent à la croissance, aggravent le coût de la vie et font peser une charge supplémentaire sur les habitants et les entreprises.