Émeutes à Beit Shemesh : des orthodoxes prennent d’assaut un commissariat
Des centaines de manifestants ont pris d’assaut un commissariat de Beit Shemesh après des rumeurs faisant état de la présence d’un jeune réfractaire au service militaire.


Des centaines de manifestants orthodoxes ont pris d’assaut dans la nuit de dimanche à lundi un commissariat de police à Beit Shemesh, après la diffusion de rumeurs affirmant qu’un jeune haredi réfractaire au service militaire était détenu sur place.
Selon la police israélienne, les émeutiers ont forcé l’entrée du poste de police et provoqué de violents troubles. Plusieurs foyers d’incendie ont été allumés à proximité du bâtiment, entraînant l’intervention des pompiers. Deux personnes ont été légèrement blessées, selon les services de secours.
Les forces de l’ordre ont procédé à plusieurs arrestations pour participation à une émeute et agressions contre des policiers. La police du district de Jérusalem, appuyée par des unités de la police des frontières, a utilisé des moyens de dispersion, notamment des grenades assourdissantes, afin de reprendre le contrôle des lieux.
Après avoir été repoussés hors de l’enceinte du commissariat, des centaines de manifestants sont restés dans le secteur. Une partie d’entre eux s’est ensuite dirigée vers la route 38, où des pierres ont été lancées en direction des forces de sécurité et des tentatives de blocage de l’axe routier ont été signalées.
La police a précisé que le jeune homme recherché avait déjà été transféré à la police militaire avant l’arrivée des manifestants au commissariat.
Les autorités ont renforcé les effectifs sur place alors que les affrontements se poursuivaient dans plusieurs secteurs de la ville.
Le commandant du secteur de Tsion, le sous-commissaire Shlomi Bachar, supervise personnellement les opérations.
Ces incidents interviennent dans un contexte de tensions croissantes autour de la conscription des orthodoxes. Ces derniers jours, le chef du parti Degel HaTorah, le député Moshe Gafni, a appelé ses représentants locaux à suspendre toute coopération avec la police et les services municipaux de maintien de l’ordre jusqu’à nouvel ordre.