En larmes face à sa grand-mère, Romi Gonen évoque les blessures invisibles du 7 octobre
Sa grand-mère a expliqué que chaque soir, au moment de s'endormir, les pensées liées à ce que sa petite-fille avait traversé revenaient sans cesse, rendant le sommeil presque impossible


L'ancienne otage israélienne Romi Gonen a partagé un moment particulièrement émouvant dans son nouveau podcast V1, en recevant sa grand-mère pour une conversation consacrée aux séquelles laissées par le 7 octobre 2023 et par sa captivité.
Au cours de l'entretien, sa grand-mère a confié que depuis l'enlèvement de Romi lors du massacre commis par les terroristes du Hamas, elle ne parvenait plus à dormir normalement. Âgée de 90 ans, elle a révélé avoir consulté récemment un psychologue pour la première fois de sa vie afin de surmonter le traumatisme.
Elle a expliqué que chaque soir, au moment de s'endormir, les pensées liées à ce que sa petite-fille avait traversé revenaient sans cesse, rendant le sommeil presque impossible. Selon elle, cette aide professionnelle est devenue nécessaire pour réussir à extérioriser cette souffrance.
Très émue, Romi Gonen a fondu en larmes en découvrant à quel point son propre drame continuait d'affecter sa famille. "Mon cœur se brise", a-t-elle confié, expliquant qu'elle aurait préféré porter seule toute cette douleur plutôt que de voir ses proches souffrir à leur tour.
Sa grand-mère lui a alors répondu avec tendresse qu'elle faisait partie d'elle-même et qu'il était impossible de rester indifférente à ce qu'elle avait vécu. Elle s'est dite admirative de la force de Romi, soulignant qu'elle était revenue "forte", sans perdre son humanité malgré l'épreuve.
L'échange, marqué par les larmes des deux femmes, illustre les blessures psychologiques profondes laissées par les attaques du 7 octobre, bien au-delà des victimes directes, jusque dans l'intimité des familles.