Enquête sur un journaliste indépendant pour des liens présumés avec l’Iran
Bien qu’il affirme avoir agi de sa propre initiative et dans le cadre de son travail, il a été soupçonné de contact avec un agent étranger avant d’être libéré sous conditions par décision judiciaire.


Un journaliste indépendant a été interpellé il y a environ deux semaines par le Shin Bet et l’unité d’enquêtes de la police de Jérusalem, dans le cadre d’une affaire portant sur des soupçons de contacts avec des éléments liés à Iran.
Selon les autorités, le journaliste était soupçonné d’avoir entretenu des échanges avec des agents iraniens, ce qui a conduit la police à demander son maintien en détention pour « contact avec un agent étranger ». Le tribunal de district a toutefois annulé la prolongation de la détention et ordonné sa libération sous conditions restrictives.
Lors de son interrogatoire, l’intéressé a nié toute implication consciente avec des agents iraniens. Il a affirmé ne pas savoir que les personnes avec lesquelles il échangeait étaient liées à l’Iran et a expliqué que ces contacts s’inscrivaient, selon lui, dans le cadre normal de son activité professionnelle. Il a également souligné qu’il reçoit régulièrement des sollicitations de diverses sources et qu’il n’a jamais entrepris d’action susceptible de porter atteinte à la sécurité de l’État.
Le journaliste a par ailleurs indiqué avoir, avant même son arrestation, pris l’initiative de contacter la division cyber de la police afin de signaler des démarches qu’il jugeait suspectes. D’après ses déclarations, il lui aurait alors été répondu que le dossier faisait l’objet d’un examen.
Son avocat a vivement contesté les soupçons, décrivant son client comme « un citoyen respectueux des lois, intègre et patriote », qui n’aurait « jamais envisagé la moindre action contre la sécurité du pays ». Il a salué la décision du tribunal de district, estimant qu’elle mettait un terme à une procédure disproportionnée au regard des faits.
À ce stade, aucune inculpation formelle n’a été annoncée, et l’enquête semble se poursuivre sans que le journaliste ne fasse l’objet de restrictions lourdes.