Frappe contre l'Iran : après l'armée, des divergences entre Netanyahou et le Mossad apparaissent
Ancien secrétaire militaire du Premier ministre, nommé à la tête du Mossad en juin dernier, Gofman aurait soutenu une opération évoquée lors de discussions au sommet de l’appareil sécuritaire


Après les informations faisant état de tensions entre Benjamin Netanyahou et le chef d’état-major Eyal Zamir au sujet de la nécessité de frapper l'Iran, le quotidien Haaretz révèle lundi 26 octobre l’existence de dissensions au sein du Mossad au sujet de ces mêmes frappes avant les élections.
Selon des sources sécuritaires anonymes citées par le journal, plusieurs hauts responsables du renseignement auraient exprimé leur désaccord avec leur directeur, Roman Gofman, concernant une éventuelle frappe contre l’Iran à la veille du scrutin.
Ancien secrétaire militaire du Premier ministre, nommé à la tête du Mossad en juin dernier, Gofman aurait soutenu une opération évoquée lors de discussions au sommet de l’appareil sécuritaire. Une information également rapportée par Israel Hayom, qui cite une source proche des échanges.
Les réserves exprimées par certains responsables porteraient principalement sur le calendrier d’une éventuelle intervention et ses conséquences politiques. Selon Haaretz, ils auraient notamment mis en doute le jugement du Premier ministre, craignant que des considérations électorales n’interfèrent avec les impératifs de sécurité nationale.
Selon Israel Ayom, l’opération évoquée aurait été limitée et ne correspondrait pas à une offensive militaire générale. Ses sources soulignent également que des raisons opérationnelles pourraient justifier une intervention rapide, indépendamment du calendrier électoral.
Benjamin Netanyahu a rejeté les révélations concernant une confrontation avec le chef d’état-major, tandis que le ministre de la Défense, Israel Katz, a assuré qu’Israël n’avait aucune intention de lancer une attaque contre l’Iran avant les élections.
Interrogé sur les dissensions rapportées par Haaretz, le Mossad a refusé de commenter ses activités opérationnelles et les discussions internes. L’agence a toutefois souligné que la confrontation des points de vue constituait une pratique normale au sein de sa direction et non un signe de crise.