Tensions Zamir-Netanyahou sur l’Iran : Tsahal assure que ses décisions ne répondent qu’à des critères "sécuritaires"
L’armée affirme que ses opérations reposent exclusivement sur des considérations sécuritaires, professionnelles et conformes à l’intérêt de l’État.


Tsahal a réagi aux informations évoquant un désaccord entre le chef d’état-major et le Premier ministre sur une action susceptible de provoquer une confrontation avec l’Iran.
« Tsahal se concentre sur ses missions et maintient un niveau d’alerte élevé sur tous les fronts, compte tenu des différentes menaces et de la sensibilité de la période », a déclaré le porte-parole de l’armée.
« Les activités opérationnelles et les décisions de Tsahal reposent exclusivement sur des considérations sécuritaires, professionnelles, concrètes et conformes à l’intérêt de l’État. Tout autre discours est trompeur et hors de propos », a-t-il ajouté.
Tsahal ne dément pas pour autant, de façon explicite, les informations évoquant un désaccord entre Eyal Zamir et Benjamin Netanyahou à propos d’une opération qui pourrait entraîner une escalade avec l’Iran. Dans son communiqué, l’armée met en avant le caractère professionnel et apolitique de ses décisions, mais ne confirme ni ne réfute les échanges rapportés par N12 selon lesquels Benjamin Netanyahou avait demandé une reprise de la guerre.
Des sources avaient également fait état de craintes, au sein du commandement militaire, quant à de possibles motivations électorales derrière cette initiative.
Benjamin Netanyahou a démenti dimanche soir l’existence d’une confrontation avec Zamir. Sur la chaîne 14, il a affirmé que certains cherchaient à occulter les avertissements du chef d’état-major concernant des tentatives iraniennes d’ingérence dans le scrutin.
Les informations ont suscité des réactions de l’opposition. Gadi Eisenkot et Yaïr Golan ont apporté leur soutien au chef d’état-major, tout en mettant en garde contre une utilisation de l’armée à des fins politiques.