Gaza : Benjamin Netanyahou reconnaît un désaccord avec Donald Trump
Il a réaffirmé qu’aucune force turque ou qatarie ne serait déployée dans le territoire.


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a reconnu lundi à la Knesset l’existence d’un désaccord avec le président américain Donald Trump concernant l’avenir de la bande de Gaza, affirmant avec fermeté que « ni soldats turcs ni qataris ne seront déployés dans le territoire ». Cette déclaration, prononcée lors d’un débat parlementaire convoqué par l’opposition, a été perçue comme un message direct adressé à Washington.
Selon Netanyahou, les divergences portent notamment sur la composition d’un conseil international chargé d’accompagner les évolutions politiques et sécuritaires à Gaza. « Il y a un désaccord sur la nature de ce conseil », a-t-il indiqué, tout en soulignant que la position d’Israël restait inchangée sur toute présence militaire étrangère dans le territoire.
Au-delà du dossier de Gaza, le chef du gouvernement a consacré une large partie de son intervention à la situation sécuritaire intérieure, qualifiant la criminalité dans le Néguev et au sein de certaines localités arabes de « menace nationale ». Il a assimilé les organisations criminelles à des groupes terroristes, affirmant qu’elles portent atteinte à la souveraineté de l’État par la violence, l’extorsion et l’intimidation. Netanyahou a assuré que son gouvernement menait une action « sans précédent » en mobilisant police, Shin Bet, parquet et autorités fiscales afin d’assécher les ressources financières de ces réseaux.
Le Premier ministre a également évoqué un récent déplacement sécuritaire dans le Néguev, présenté comme inédit, visant à coordonner l’ensemble des forces autour d’une stratégie de long terme pour restaurer la gouvernance et la sécurité des citoyens.
Abordant brièvement le drame survenu dans une crèche clandestine de Jérusalem, où deux nourrissons ont perdu la vie, Netanyahou a adopté un ton mesuré, appelant à laisser l’enquête suivre son cours et exprimant la solidarité du gouvernement avec les familles endeuillées.
Enfin, il a renouvelé ses critiques envers les services juridiques de l’État, les accusant de freiner l’action gouvernementale sur les plans sécuritaire et institutionnel, dans une attaque qui s’inscrit dans une ligne déjà bien établie de confrontation avec le système judiciaire.