Isaac Herzog ouvre la voie à un possible accord dans le procès de Benjamin Netanyahou
Une option qui, sans passer par une grâce, pourrait profondément influer sur l’issue de son procès et sur la vie politique israélienne.


Le président israélien Isaac Herzog a franchi une nouvelle étape dans le dossier judiciaire visant le Premier ministre Benjamin Netanyahou, en invitant les différentes parties à engager des discussions en vue d’un éventuel accord négocié. Par l’intermédiaire de sa conseillère juridique, Michal Tzuk, la présidence a convié la procureure générale Gali Baharav-Miara ainsi que l’avocat du chef du gouvernement, Amit Hadad, à se rendre à la résidence présidentielle pour initier un processus de dialogue « de bonne foi ».
Cette initiative intervient alors que le président a récemment écarté l’option d’une grâce à ce stade, suivant l’avis du ministère de la Justice, qui estime que les critères nécessaires ne sont pas réunis. L’ouverture de ces discussions suggère donc une autre voie : celle d’un accord de plaidoyer, permettant de clore le procès sans aller jusqu’à un verdict complet.
Concrètement, un tel accord impliquerait que Benjamin Netanyahou reconnaisse tout ou une partie des faits qui lui sont reprochés en échange d’un allègement de peine ou de certaines concessions judiciaires. Dans plusieurs scénarios évoqués par les analystes, cela pourrait inclure une peine réduite, voire une sortie progressive de la vie politique, bien que les contours exacts dépendraient des négociations entre les parties.
Pour la présidence, cet « arrangement » serait dans l’intérêt national, dans un contexte de fortes tensions politiques et institutionnelles. L’objectif affiché est de trouver une issue susceptible de stabiliser la situation, tout en préservant l’équilibre entre justice et gouvernance.
Toutefois, l’initiative reste incertaine : les discussions, si elles sont engagées, devront surmonter de profondes divergences entre le parquet et la défense. Les parties ont été invitées à répondre avant le 3 mai, laissant entrevoir des jours décisifs pour l’avenir politique et judiciaire du Premier ministre.