Israël lance un ultimatum au Hamas : deux mois pour se désarmer, sinon l’armée interviendra
Israël accorde deux mois au Hamas pour se désarmer après la mise en place du Conseil de la paix, faute de quoi l’armée israélienne interviendra.


Israël a adressé un ultimatum clair au Hamas dans la bande de Gaza : à compter de la mise en place de la future Conseil de la paix et du gouvernement technocratique palestinien, le mouvement disposera de deux mois pour se désarmer totalement. À défaut, Tsahal procédera elle-même au démantèlement militaire de l’organisation, selon des responsables israéliens.
Cet ultimatum est présenté comme le fruit d’une coordination étroite avec les États-Unis. Le président américain Donald Trump a confirmé cette ligne dure, déclarant que le Hamas pouvait « choisir la voie facile ou la voie difficile ». À Jérusalem, des sources sécuritaires assurent que l’armée israélienne prépare déjà des plans opérationnels en cas d’échec du processus.
Selon les évaluations des services de sécurité, le Hamas a subi de lourdes pertes depuis le début de la guerre mais reste loin d’être neutralisé. L’organisation conserve des capacités militaires et un contrôle effectif sur certaines zones de Gaza, tout en poursuivant ses efforts de réarmement et de reconstruction de son infrastructure souterraine. Les autorités israéliennes estiment que la phase actuelle profite au Hamas, lui offrant le temps nécessaire pour se réorganiser.
Dans ce contexte, Israël affirme que la poursuite du statu quo n’est plus une option. La question humanitaire à Gaza, combinée à l’absence d’issue politique claire, est perçue à Jérusalem comme un facteur favorisant la survie du Hamas. L’ultimatum vise ainsi à imposer un calendrier strict menant soit à un désarmement réel, soit à une nouvelle phase militaire.
Les responsables israéliens précisent que la définition du désarmement relèvera exclusivement d’Israël, qui fixera les critères, les mécanismes de vérification et les seuils jugés acceptables. Aucun désarmement partiel ou symbolique ne sera reconnu.
La semaine prochaine, lors du Forum économique mondial de Davos, Donald Trump devrait officiellement présenter la Conseil de la paix. Malgré des réserves, notamment sur la présence de figures proches du Fatah au sein du futur exécutif technocratique, le Premier ministre Benjamin Netanyahou accepte à ce stade une coopération limitée. À Jérusalem, toutefois, l’hypothèse dominante demeure que le Hamas ne se désarmera pas volontairement, rendant l’option militaire de plus en plus probable.