Israël marque les 1 000 jours du 7-Octobre entre recueillement et manifestations
Israël commémore ce jeudi les 1 000 jours du massacre du 7-Octobre avec des cérémonies, des rassemblements et des manifestations à travers le pays.


Israël commémore ce jeudi les 1 000 jours écoulés depuis le massacre du 7 octobre 2023, perpétré par le Hamas, à travers une journée de recueillement, de marches et de manifestations organisée dans plusieurs villes du pays.
Les événements sont coordonnés par le Conseil du 7-Octobre, un collectif réunissant des familles endeuillées, des survivants de l'attaque et d'anciens otages. Très critique envers le gouvernement, le collectif lui reproche de ne pas avoir empêché l'attaque et de refuser la création d'une commission d'enquête d'État.
La journée a débuté à 6h29, heure exacte du lancement de l'offensive du Hamas il y a 1 000 jours, avec plusieurs rassemblements. À 10 heures, les organisateurs ont appelé l'ensemble des Israéliens à observer une minute de silence en hommage aux victimes.
Un convoi traversera également plusieurs des localités les plus durement touchées lors de l'attaque, notamment Reïm, Nir Oz, Kissoufim, Be'eri, Nahal Oz et Kfar Aza, avant de rejoindre un mémorial près de Sderot.
À 11 heures, une exposition sera inaugurée à Tel-Aviv, présentant 1 000 objets personnels ayant appartenu à des victimes ou à des personnes enlevées le 7 octobre. En fin de journée, une manifestation est prévue devant le ministère de la Défense, avant un grand rassemblement organisé dans l'ancienne place des Otages.
L'ancien otage Rom Braslavski, retenu pendant 737 jours à Gaza après son enlèvement au festival Nova, doit prendre la parole lors du rassemblement principal. Il a appelé les Israéliens à venir « rendre hommage aux disparus » et à perpétuer leur mémoire.
À l'approche du troisième anniversaire des attaques, prévu en octobre prochain, plusieurs cérémonies distinctes sont déjà en préparation. Comme les années précédentes, une partie des familles des victimes organisera une commémoration indépendante, estimant que la mémoire du 7-Octobre ne peut être dissociée des questions de responsabilité et des demandes de vérité.