Israël rend hommage aux survivants de l'attentat contre son ambassade en Argentine
Une délégation de survivants de l'attentat contre l'ambassade d'Israël à Buenos Aires, en 1992, est actuellement en visite en Israël à l'invitation du ministre des Affaires étrangères Gideon Sa'ar.


Une délégation spéciale de survivants de l'attentat contre l'ambassade d'Israël en Argentine est actuellement en visite en Israël, sous l'égide du ministère des Affaires étrangères.
Les survivants ont été reçus par le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa'ar, qui leur a remis des certificats de reconnaissance pour leur contribution à l'État d'Israël et à la préservation de la mémoire de l'attentat.
Cette visite fait suite au déplacement de Gideon Sa'ar en Argentine en novembre dernier, au cours duquel il avait rencontré plusieurs survivants et les avait invités à se rendre en Israël.
Le 17 mars 1992, un attentat-suicide à la voiture piégée avait visé l'ambassade d'Israël à Buenos Aires. L'explosion avait provoqué l'effondrement complet du bâtiment, tuant 29 personnes, parmi lesquelles des diplomates israéliens, des employés locaux et des civils, et blessant des centaines d'autres.
Israël attribue l'organisation, la planification et l'exécution de cette attaque à l'Iran et au Hezbollah.
La délégation compte douze survivants, tous employés argentins locaux du ministère israélien des Affaires étrangères au moment de l'attentat. Certains avaient été blessés dans l'explosion. Tous ont perdu des collègues et des amis proches dans l'attaque, un traumatisme qui les accompagne encore aujourd'hui.
Lors de leur rencontre, Gideon Sa'ar les a remerciés pour leur rôle dans la transmission de la mémoire de l'attentat et pour leurs témoignages au fil des années.
Cette visite intervient alors que l'Argentine a récemment renforcé sa lutte contre le terrorisme iranien. Depuis l'arrivée au pouvoir du président Javier Milei, Buenos Aires a fait de ce dossier un axe majeur de sa politique étrangère.
Le Congrès argentin a notamment modifié le code pénal afin de permettre la tenue de procès par contumace. En avril 2024, la Cour fédérale d'appel a qualifié l'attentat contre l'ambassade d'Israël de crime contre l'humanité, non soumis à la prescription, et a établi que l'Iran avait donné l'ordre opérationnel de l'attaque, ouvrant la voie à de possibles poursuites contre de hauts responsables iraniens et des membres du Hezbollah.