Israël : sans évacuation de l’uranium enrichi iranien, la guerre serait "un échec total", selon un responsable militaire
Selon lui, l’arsenal actuel — plus de 400 kilos d’uranium enrichi à 60 % — constitue un enjeu stratégique central, susceptible de changer l’équilibre régional.


Un haut responsable de Tsahal avertit que la dernière guerre serait considérée comme « un échec total » si le stock d’uranium enrichi de l’Iran n’était pas évacué. Selon lui, l’arsenal actuel — plus de 400 kilos d’uranium enrichi à 60 % — constitue un enjeu stratégique central, susceptible de changer l’équilibre régional.
D’après des responsables israéliens, ce volume serait suffisant pour produire jusqu’à onze armes nucléaires. Dans ce contexte, l’officier souligne que les résultats obtenus au cours des 40 jours de combats risquent d’être vains en l’absence d’un accord solide dans le cadre des négociations entre les États-Unis et l’Iran.
« Si l’objectif nucléaire n’est pas atteint, alors tout ce que nous avons fait en Iran sera un échec total. Le régime iranien malveillant peut se ruer vers le programme nucléaire », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’une solution concrète et durable.
Le responsable précise que la voie diplomatique reste privilégiée. « Si l’uranium est retiré d’Iran par des moyens politiques, nous aurons accompli notre mission », affirme-t-il. Mais il met en garde : en cas d’échec des discussions, Israël pourrait être contraint de reprendre les opérations militaires pour atteindre cet objectif.
Ces déclarations interviennent alors que les négociations indirectes entre Washington et Téhéran restent fragiles, et que la question du nucléaire iranien demeure au cœur des tensions régionales. Elles traduisent également la pression stratégique ressentie côté israélien, pour transformer les gains militaires en résultats politiques concrets.