La Knesset autorise des cursus universitaires non mixtes jusqu’au doctorat
La Knesset a adopté définitivement une loi autorisant les établissements d’enseignement supérieur à ouvrir des cursus séparés pour les hommes et les femmes dans les programmes de master et de doctorat


Le texte a été approuvé par 52 voix contre 43.
La séparation ne pourra s’appliquer qu’à l’intérieur des salles de cours, et non dans les espaces publics des campus. La participation devra rester volontaire et chaque programme devra obtenir l’autorisation du Conseil de l’enseignement supérieur.
Les partisans du texte estiment qu’il permettra à davantage de femmes orthodoxes et religieuses de poursuivre des études avancées, d’améliorer leurs perspectives professionnelles et de dépasser les obstacles liés aux règles de mixité.
Les opposants dénoncent au contraire une institutionnalisation de la séparation entre les sexes et craignent la création de diplômes de moindre qualité, notamment pour les femmes. Ils soulignent aussi le coût important du dédoublement des cours, des enseignants et des infrastructures.
Les doyens des neuf facultés de médecine israéliennes ont averti que l’application de cette loi aux formations médicales et paramédicales pourrait nuire à la qualité de l’enseignement et, à terme, à la santé publique. Selon eux, le sexe de l’enseignant risquerait de primer sur son expertise professionnelle.
La présidente de Na’amat, Hagit Pe’er, a qualifié la mesure de « nouveau clou dans le cercueil des droits des femmes », tandis que la députée Limor Son Har-Melech, à l’origine du texte, affirme répondre à la demande de nombreuses femmes orthodoxes empêchées de poursuivre leurs études au-delà de la licence.