La Turquie chercherait à influencer les prochaines élections israéliennes par le biais des réseaux sociaux
Selon une information exclusive du Jerusalem Post, la Turquie mène une campagne d'influence sur les réseaux sociaux visant les prochaines élections législatives israéliennes, prévues le 27 octobre.


D'après de hauts responsables israéliens de la sécurité, cette activité aurait pour objectif d'orienter l'opinion publique israélienne, de perturber la campagne électorale et d'accentuer les divisions au sein de la société israélienne.
Les sources citées par le Jerusalem Post n'ont toutefois pas précisé quels comptes, plateformes ou organisations seraient impliqués dans cette campagne. Elles n'ont pas non plus indiqué si ces opérations étaient directement pilotées par le gouvernement turc.
Toujours selon le quotidien, cette évaluation place désormais la Turquie aux côtés de l'Iran parmi les acteurs étrangers soupçonnés par les services de sécurité israéliens de chercher à influencer le scrutin.
Ces révélations interviennent alors que le directeur du Shin Bet, David Zini, devait présenter ce lundi à une sous-commission confidentielle de la Knesset des informations portant sur des indices d'ingérences étrangères dans les élections. Selon KAN, il devait également évoquer les capacités israéliennes à détecter les flux financiers clandestins destinés à financer des activités politiques dans le pays.
La question des ingérences étrangères est devenue une préoccupation majeure à l'approche des élections du 27 octobre, les premières organisées depuis le massacre du 7 octobre 2023 et la guerre qui a suivi.
La semaine dernière, le président Isaac Herzog avait lui aussi mis en garde contre les menaces pesant sur l'intégrité du scrutin, appelant les autorités à agir avec fermeté et invitant les Israéliens à faire preuve de prudence face aux contenus diffusés sur les réseaux sociaux.
Plus tôt ce mois-ci, un rapport du Contrôleur de l'État avait souligné qu'Israël ne disposait toujours pas d'une politique nationale coordonnée pour faire face aux campagnes d'influence étrangères en ligne, malgré un risque identifié depuis plusieurs années.