Plus de 26 000 blessés de guerre pris en charge depuis le 7-Octobre
Le ministère israélien de la Défense indique que près de 26 200 blessés de guerre sont désormais pris en charge, dont 65 % souffrent de troubles psychologiques.


Le ministère israélien de la Défense indique que près de 26 200 blessés de guerre sont désormais pris en charge, dont 65 % souffrent de troubles psychologiques.
Mille jours après le début de la guerre, le ministère israélien de la Défense tire la sonnette d'alarme sur l'ampleur des blessures physiques et psychologiques subies par les soldats et les membres des forces de sécurité.
Selon les dernières données publiées jeudi, environ 26 200 militaires et membres des forces de sécurité sont actuellement suivis par le département de réhabilitation. Parmi eux, 65 % souffrent de troubles psychologiques, notamment de stress post-traumatique (PTSD), d'anxiété, de dépression ou de difficultés d'adaptation.
Au total, près de 17 000 personnes sont prises en charge pour des blessures psychiques, dont 7 700 présentent également des blessures physiques. En parallèle, environ 9 000 blessés souffrent uniquement de blessures physiques, parmi lesquels 97 amputés.
Le ministère estime que le nombre total de blessés pris en charge dépassera 90 000 d'ici fin 2026 et atteindra près de 100 000 en 2028, dont environ 50 000 souffrant de traumatismes psychologiques.
« La mise en œuvre des recommandations n'est pas une option, c'est un devoir de l'État d'Israël », a déclaré le directeur général du ministère de la Défense, Amir Baram, lors d'une conférence de l'Organisation des invalides de Tsahal.
Il a averti que, sans moyens supplémentaires, « le système national de réhabilitation des blessés de guerre risque de s'effondrer sous la charge ».
Le ministère appelle à l'application immédiate des recommandations formulées par la commission d'experts présidée par le professeur Shlomo Mor Yosef, qui préconise un vaste plan de renforcement du système de prise en charge.
Depuis le début de la guerre, les capacités de soutien ont déjà été fortement élargies : le nombre de professionnels de santé mentale mobilisés a été multiplié par quatre, neuf fermes thérapeutiques ont été créées, des unités mobiles de soutien psychologique ont été déployées et de nouveaux centres de rééducation ont ouvert leurs portes.
Parmi les blessés suivis, 62 % sont des réservistes, 21 % des soldats du service obligatoire, 10 % des policiers et 7 % des militaires de carrière. Près de la moitié des nouveaux patients ont moins de 30 ans.