Rom Braslavski : "Avec Benjamin Netanyahou, c'est une relation d'amour-haine, j'espère qu'un jour il s'excusera"
Pour lui, cette attente est liée à ce qu'il a vécu en captivité et à la responsabilité qu'il attribue aux dirigeants israéliens dans les événements ayant conduit à l'attaque du 7 octobre


Rom Braslavski, ancien otage à Gaza, a évoqué jeudi soir les difficultés qui accompagnent son retour à la vie quotidienne, près d'un an après sa libération. Invité d'une soirée de Seli'hot organisée sur la place des Otages à Tel-Aviv, il a notamment parlé de son combat contre le stress post-traumatique et de la solitude qu'il ressent à l'approche des fêtes juives.
Dans un entretien accordé à la radio publique Kan Reshet Bet, Rom Braslavski a expliqué que sa reconstruction restait un processus difficile. Il a décrit le contraste entre le soutien massif reçu du public depuis son retour et les moments où il se retrouve seul face aux séquelles de sa captivité. À l'occasion de cette soirée de prières, il a tenu à remercier les Israéliens qui l'ont accompagné et soutenu.
L'ancien otage s'est également exprimé sur sa relation avec le Premier ministre Benjamin Netanyahou, à l'égard duquel il n'a pas caché son ressentiment. "Entre Benjamin Netanyahou et moi, c'est une relation d'amour-haine", a-t-il déclaré, ajoutant espérer que le chef du gouvernement lui présente un jour ses excuses.
Rom Braslavski a expliqué que cette attente était liée à ce qu'il avait vécu en captivité et à la responsabilité qu'il attribue aux dirigeants israéliens dans les événements ayant conduit à l'attaque du 7 octobre. Tout en exprimant sa reconnaissance envers ceux qui se sont mobilisés pour sa libération, il a ainsi souligné que son retour en Israël n'avait pas mis fin aux conséquences personnelles et psychologiques de son enlèvement.