Sara Netanyahou poursuit un ancien employé qui l’accuse de harcèlement
L’épouse de Benjamin Netanyahou poursuit un ancien employé de la résidence du Premier ministre, une semaine après avoir été elle-même accusée de harcèlement professionnel.


Sara Netanyahou a déposé jeudi une plainte contre Yechiel Ohev Ami, ancien assistant opérationnel à la résidence du Premier ministre, une semaine après que celui-ci l’a poursuivie pour des faits présumés de harcèlement professionnel.
Dans sa requête, déposée par l’intermédiaire de son avocat Uriel Hor Nizri, Sara Netanyahou accuse l’ancien employé d’avoir commencé à photographier illégalement l’intérieur de la résidence officielle dès ses premiers jours de travail, en violation de l’accord de confidentialité qu’il avait signé.
La plainte reproche à Yechiel Ohev Ami une « intrusion flagrante » dans la vie privée de Sara Netanyahou. Il aurait pris des photographies dans un bâtiment gouvernemental sécurisé et recueilli des informations dans le but présumé de la harceler et de lui extorquer de l’argent.
Selon le document, l’ancien employé aurait lancé une « campagne de vengeance » après son licenciement et le rejet de sa demande de réintégration. Cette opération aurait été planifiée à l’avance et menée avec la coopération présumée d’un journaliste de Channel 12.
La défense de Sara Netanyahou qualifie les accusations portées contre elle de « mensonges absolus et malveillants » destinés, selon la plainte, à exercer une pression médiatique et financière.
Dans sa propre procédure judiciaire engagée la semaine dernière, Yechiel Ohev Ami affirme avoir exercé ses fonctions avec sérieux et professionnalisme, mais avoir subi de graves mauvais traitements de la part de Sara Netanyahou, avec le soutien présumé de ses supérieurs.
Il soutient également avoir été licencié sans motif légitime après être « tombé en disgrâce » auprès de l’épouse du Premier ministre.
Les deux procédures présentent ainsi des versions radicalement opposées des conditions de travail de Yechiel Ohev Ami et des circonstances de son départ. Ces accusations devront désormais être examinées par la justice.