Tel-Aviv interdit la séparation hommes-femmes lors des Seli'hot, des rabbins saisissent la justice
Les rabbins estiment que l'interdiction d'une séparation entre les sexes "ne permet pas de tenir la prière conformément à la loi juive et porte atteinte à la liberté religieuse des participants"


L'Union des rabbins de communautés a saisi jeudi le tribunal de district de Tel-Aviv après la décision de la municipalité de conditionner la tenue d'une cérémonie de Seli'hot sur la plage de Tel Baruch à l'absence de séparation physique entre hommes et femmes. L'événement, prévu samedi soir, avait pourtant déjà reçu une autorisation de principe de la mairie pour se tenir dans l'espace public.
Plusieurs personnalités rabbiniques doivent y participer, parmi lesquelles le rabbin Shmuel Eliyahu, le rabbin de la ville Zavadia Cohen ainsi que plusieurs rabbins de quartiers de Tel-Aviv. Mais la condition imposée par la municipalité concernant l'organisation de la prière a conduit les organisateurs à saisir la justice.
Dans leur requête, les rabbins estiment que l'interdiction d'une séparation physique entre les sexes "ne permet pas de tenir la prière conformément à la loi juive et porte atteinte à la liberté religieuse des participants". Ils ont joint à leur recours la réponse officielle de la municipalité ainsi que l'invitation initiale à la cérémonie.
La municipalité de Tel-Aviv-Jaffa applique depuis plusieurs années une politique interdisant les événements organisés avec une séparation entre hommes et femmes dans les espaces publics lui appartenant. Elle justifie cette ligne par sa volonté de préserver le caractère ouvert et égalitaire de ces lieux. Cette politique a déjà suscité par le passé des tensions autour de l'organisation de prières et d'événements religieux dans l'espace public.