Tsahal retrouve la sépulture du soldat Shlomo Haimson, disparu depuis 1948
En 1970, Israël avait rapatrié les dépouilles de 163 personnes inhumées à Chypre, 120 d’entre elles n’avaient alors pas pu être identifiées


Tsahal a annoncé mercredi avoir identifié à Haïfa la tombe de Shlomo Haimson, tué en septembre 1948 alors qu’il tentait de s’évader du camp de détention britannique de Karaolos, à Chypre.
Haimson avait été abattu par les gardes du camp dans la nuit du 29 au 30 septembre 1948, alors qu’il tentait de franchir les clôtures avec huit autres détenus. Quelques semaines plus tôt, sa mère et sa compagne avaient été libérées et avaient rejoint la Palestine mandataire, où elles devaient participer à la création du kibboutz Magen, dans le Néguev occidental. En septembre, il avait appris la naissance de sa fille Miriam et décidé de s’évader pour rejoindre sa famille.
Après sa mort, il avait été enterré dans le cimetière juif de Margo, à Chypre. En 1970, Israël avait rapatrié les dépouilles de 163 personnes inhumées sur l’île. Environ 120 d’entre elles n’avaient alors pas pu être identifiées et avaient été enterrées comme inconnues dans une parcelle spéciale du cimetière Kfar Samir, à Haïfa.
Une initiative lancée en 2010 par Amir Rogel, l’un des fondateurs de l’association des immigrants détenus à Chypre, avait pour objectif de retrouver l’identité des personnes enterrées dans cette parcelle. Les recherches ont établi que Haimson était reconnu comme soldat tombé au service d’Israël.
En 2023, une équipe spéciale de la branche chargée de retrouver les disparus au sein de Tsahal a été créée pour déterminer avec précision le lieu de sa sépulture. L’enquête, menée avec le rabbinat militaire, le ministère de la Défense et l’association des anciens détenus de Chypre, a finalement conclu que ses restes avaient été enterrés en 1970 dans la tombe numéro 11, rangée 2, de la parcelle consacrée aux détenus de Chypre à Haïfa.
Sa famille, qui vit aujourd’hui à Rio de Janeiro, au Brésil, a été informée mardi de l’identification. Elle a déclaré que le fait de pouvoir désormais associer son nom à un lieu de repos précis apportait une "paix indescriptible" après des décennies d’incertitude.