Une Israélienne découvre que son mari, père de son enfant, est un Gazaoui vivant sous une fausse identité
L'affaire a été découverte presque par hasard, lors d'un contrôle routier


Une Israélienne du nord du pays a découvert que l'homme avec lequel elle vivait depuis plus d'un an, qu'elle avait épousé et avec lequel elle venait d'avoir un enfant, était en réalité un résident de Gaza séjournant illégalement en Israël, a rapporté Ynet jeudi.
Selon l'acte d'accusation déposé jeudi devant le tribunal de première instance de Nazareth, Saher Brik, 29 ans, originaire de Deir al-Balah, se serait fait passer pendant plusieurs années pour un jeune Israélien de Rahat. Les procureurs l'accusent d'avoir utilisé cette fausse identité pour gagner la confiance de la jeune femme, l'épouser et fonder une famille avec elle.
L'affaire a été découverte presque par hasard, lors d'un contrôle routier à Migdal HaEmek. Des policiers avaient arrêté le véhicule de Saher Brik en raison de vitres teintées. Celui-ci leur aurait alors communiqué le nom et le numéro d'identité d'un habitant de Rahat. Les vérifications ont toutefois révélé que l'homme dont il utilisait l'identité ne possédait pas de permis de conduire.
Conduit au commissariat, Saher Brik n'aurait pas été en mesure de fournir d'autres informations personnelles et aurait finalement reconnu être originaire de la bande de Gaza. Il a indiqué aux enquêteurs qu'il se rendait à l'hôpital pour retrouver son épouse, qui passait un examen après son accouchement.
Contactée par la police, la jeune femme aurait été bouleversée en apprenant la véritable identité de son mari. Lors d'une perquisition au domicile du couple, les enquêteurs ont retrouvé une photo de leur mariage portant le nom de l'Israélien dont Saher Brik a usurpé l'identité. Au cours d'une confrontation, l'épouse a d'abord refusé de croire qu'elle avait épousé un résident de Gaza.
Saher Brik est poursuivi notamment pour séjour illégal en Israël, conduite sans permis ni assurance, usurpation d'identité dans l'intention de frauder, entrave à un policier et utilisation illégale de vitres teintées.
Son avocate, Sirin Ashkar Rok, a affirmé qu'il menait une vie honnête en Israël et qu'il était entré dans le pays avant le 7 octobre 2023, sans pouvoir ensuite retourner à Gaza.