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Face aux menaces d’Erdogan, Netanyahou promet d’alerter Washington
« Il ne se passe pratiquement pas un jour sans qu’Erdogan n’appelle à la destruction de l’État d’Israël », a déclaré le Premier ministre


Benjamin Netanyahou a vivement réagi dimanche aux nouvelles déclarations du président turc Recep Tayyip Erdogan, affirmant qu’Israël prenait « très au sérieux » ses menaces répétées contre l’État hébreu et qu’il entendait en saisir les États-Unis.
Lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement, le Premier ministre a dénoncé la rhétorique du chef de l’État turc. « Il ne se passe pratiquement pas un jour sans qu’Erdogan n’appelle à la destruction de l’État d’Israël », a-t-il déclaré. « Si l’histoire de notre peuple nous a appris une chose, c’est que lorsqu’une personne dit vouloir vous anéantir, il faut la prendre au sérieux. Nous prenons ces déclarations très au sérieux et nous attirerons l’attention de nos amis américains sur ces propos. »
Ces déclarations interviennent au lendemain d’un nouveau discours de Recep Tayyip Erdogan, dans lequel il a qualifié le sionisme d’« idéologie de génocide, d’occupation et d’expansion permanente ». S’exprimant devant les cadres de son Parti de la justice et du développement (AKP), le président turc a affirmé que cette idéologie représentait « une menace pour tous », et pas uniquement pour la Turquie.
Le chef de l’État turc a également présenté la confrontation avec Israël comme un enjeu de sécurité nationale. « Lorsque nous combattons le sionisme, nous ne le faisons pas uniquement pour nous-mêmes, mais pour assurer notre survie et celle de toute la région », a-t-il déclaré, accusant par ailleurs Israël de chercher à étendre la guerre à l’ensemble du Moyen-Orient et de constituer « une menace pour toute l’humanité ».
L’échange intervient alors que les relations entre Jérusalem et Ankara connaissent une nouvelle dégradation. Plus tôt dans la journée, le gouvernement israélien a approuvé à l’unanimité la reconnaissance officielle du génocide arménien, une décision susceptible d’accentuer encore les tensions diplomatiques entre les deux pays.
Dans le même temps, Donald Trump ne cesse de multiplier les signes de rapprochement avec Ankara. La semaine dernière, il a ainsi laissé entendre qu'il comptait donner son feu vert à la vente de F-35 à Ankara, une initiative à laquelle Jérusalem est fortement opposée car soucieuse de préserver l'avantage militaire qualitatif de l'Etat hébreu dans la région.