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Israël refuse la participation de la France aux négociations directes avec le Liban
À la veille de négociations sensibles avec le Liban, Israël écarte la France du jeu diplomatique, jugeant Paris désormais incapable de jouer un rôle de médiateur crédible.


Israël a décidé d’exclure la France des négociations directes à venir avec le Liban, prévues la semaine prochaine à Washington, selon plusieurs sources concordantes. Cette décision, révélée par i24NEWS, reflète une dégradation notable des relations entre Paris et Jérusalem, dans un contexte de fortes tensions régionales liées notamment à l’Iran et au Hezbollah.
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Selon un responsable israélien, la position française au cours de l’année écoulée a remis en cause la crédibilité de Paris aux yeux d’Israël. « La conduite de la France, notamment ses initiatives visant à limiter l’action israélienne contre l’Iran et son absence d’engagement concret pour désarmer le Hezbollah, font qu’elle n’est plus perçue comme un médiateur équitable », a-t-il déclaré. Cette appréciation s’inscrit dans un climat de frustration croissante à l’égard de la politique étrangère française, en particulier depuis le début de l’escalade militaire avec Téhéran.
Les tensions se sont accentuées lors des récentes opérations israélo-américaines contre l’Iran. Paris a notamment refusé le survol de son espace aérien à des avions américains transportant des équipements militaires à destination d’Israël. Par ailleurs, le président Emmanuel Macron et plusieurs responsables français ont intensifié leurs pressions sur Israël afin d’éviter une intervention terrestre au Liban, alors que le Hezbollah multipliait les tirs en direction du territoire israélien.
Dans ce contexte, le Liban a récemment sollicité l’ouverture de négociations directes avec Israël, dans l’objectif d’éviter une offensive militaire d’ampleur. Les démarches ont été menées à la fois via Washington et Paris. Toutefois, l’administration américaine a conditionné ces discussions à des avancées concrètes sur le désarmement du Hezbollah, une exigence reprise par Israël. De son côté, Benjamin Netanyahou avait initialement rejeté toute négociation, estimant que le gouvernement libanais ne prenait aucune mesure contre le mouvement terroriste chiite.
Le revirement israélien, qui accepte désormais d’entrer en pourparlers, s’explique à la fois par des succès militaires récents contre le Hezbollah et par une demande explicite de Washington d’apaiser la situation. Les discussions devraient débuter mardi prochain au Département d’État américain, sous médiation des États-Unis, sans participation française. Cette mise à l’écart de Paris souligne l’ampleur des divergences stratégiques actuelles entre alliés occidentaux sur la gestion du dossier libanais.