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Itamar Ben Gvir prend ses distances avec Betsalel Smotrich avant les élections
Il a également défendu sa ligne dure face aux militants pro-palestiniens, malgré les critiques internationales et les restrictions de voyage prises contre lui par plusieurs pays européens.


Le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir a laissé entendre lundi qu’il ne souhaitait pas se présenter sur une liste commune avec le ministre des Finances Betsalel Smotrich lors des prochaines élections législatives, marquant une possible rupture entre les deux figures de la politique israélienne.
S’exprimant avant la réunion hebdomadaire de son parti Otzma Yehudit, Ben Gvir a affirmé qu’il était nécessaire de « maximiser les voix de la droite » afin de garantir la formation d’un futur gouvernement de droite en Israël.
Selon lui, Smotrich devrait diriger seul une liste représentant le courant sioniste religieux, tandis qu’Otzma Yehudit doit continuer à séduire un électorat plus large. « Otzma Yehudit n’est pas un parti sectoriel », a-t-il insisté, affirmant que sa formation attire des soutiens « laïcs, traditionnels et orthodoxes ».
Ces déclarations interviennent alors que les sondages placent actuellement le parti de Smotrich sous le seuil électoral, alimentant les spéculations autour d’une nouvelle tentative du Premier ministre Benjamin Netanyahou pour imposer une alliance entre les deux dirigeants avant le scrutin.
Ben Gvir a également rejeté les critiques formulées récemment par Netanyahou après la diffusion d’une vidéo le montrant se moquant d’activistes arrêtés à bord d’une flottille liée à Gaza. La séquence avait provoqué une vague de condamnations internationales ainsi que plusieurs interdictions d’entrée sur certains territoires étrangers.
« J’aime le Premier ministre, mais nous avons parfois des désaccords », a déclaré Ben Gvir, défendant sa ligne dure face aux militants pro-palestiniens.
Le ministre s’est également félicité des réactions internationales suscitées par sa politique. « Israël a cessé d’être le punching-ball du Moyen-Orient », a-t-il affirmé, ajoutant qu’il ne comptait pas se rendre dans les pays lui ayant interdit l’entrée, notamment la France et la Pologne.