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La conseillère juridique du gouvernement réclame la destitution d'Itamar Ben-Gvir
Elle estime que le ministre outrepasse ses pouvoirs, abuse de sa position et agit pour influencer de manière inappropriée les activités de la police israélienne


La conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara, a soumis ce jeudi sa position à la Cour suprême dans le cadre des requêtes visant à destituer le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir.
Selon Gali Baharav-Miara, une injonction conditionnelle devrait être émise pour obliger le Premier ministre à justifier son refus de démettre Ben-Gvir de ses fonctions. Elle estime que le ministre outrepasse ses pouvoirs, abuse de sa position et agit pour influencer de manière inappropriée les activités de la police israélienne, portant atteinte à son indépendance et aux principes démocratiques fondamentaux.
Dans un document de 69 pages, la conseillère juridique détaille des faits démontrant, selon elle, que Ben-Gvir viole systématiquement les décisions de justice et agit en contradiction avec le document de principes qu’il avait formulé avec le ministère de la Justice. Selon la conseillère juridique, ses actions compromettent l’impartialité de la police dans des domaines sensibles comme les arrestations, l’usage de la force, la vie privée et la régulation des manifestations.
Gali Baharav-Miara souligne que ces agissements mettent en danger l’État et le caractère apolitique de la police, violent les droits de l’homme et l’état de droit, et constituent une « grave atteinte à la légitimité de l’exercice du pouvoir de police dans un État démocratique ». Elle précise que, compte tenu de l’inaction du Premier ministre Benjamin Netanyahou, ce dernier devrait être tenu d’expliquer pourquoi il n’agit pas pour mettre fin à cette situation.
Itamar ben Gvir a vivement réagi sur X à la demande de limogeage formulée par Gali Baharav-Miara : « Vous êtes une criminelle, vous comptez pour rien. »