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Sondage i24NEWS : le Likoud progresse, 50 % des Israéliens veulent un gouvernement d'union nationale
Les électeurs des deux camps restent toutefois largement réticents à accepter un dirigeant issu du camp adverse à la tête du gouvernement


Le Likoud de Benjamin Netanyahou gagne du terrain dans le dernier sondage réalisé pour i24NEWS par l'institut Direct Polls, sur fond d'accord avec le Liban et de débats autour d'une éventuelle coalition élargie. Selon l'enquête publiée mardi, le parti du Premier ministre reste la première force politique du pays avec 29 sièges à la Knesset, soit un gain de deux mandats par rapport au sondage de la semaine précédente.
Le parti Yashar de Gadi Eisenkot recule d'un siège et obtient 19 mandats. La formation "Beyahad" se maintient à 11 sièges, tandis que les Démocrates progressent d'un mandat et atteignent également 11 sièges. Le Shas conserve 9 mandats, alors qu'Israel Beytenou en perd un et tombe à 9 sièges.
Otzma Yehudit et le Judaïsme unifié de la Torah restent stables avec 8 sièges chacun. La Liste arabe unifiée conserve 7 mandats et Ra'am 5. Le parti du Sionisme religieux recule d'un siège et se retrouve au seuil d'entrée à la Knesset avec 4 mandats.
Le sondage s'est également intéressé aux préférences des Israéliens concernant la composition du prochain gouvernement. La moitié des personnes interrogées (50 %) se prononcent en faveur d'un gouvernement d'union nationale aussi large que possible. À titre de comparaison, 23 % préféreraient une coalition étroite de droite et des partis orthodoxes, tandis que 27 % soutiennent une coalition restreinte de centre-gauche avec le soutien de Ra'am.
Malgré cet appétit pour une coalition élargie, les électeurs des deux camps restent largement réticents à accepter un dirigeant issu du camp adverse à la tête du gouvernement. Parmi les électeurs de l'opposition favorables à un gouvernement d'union nationale, seuls 14 % se disent prêts à accepter Benjamin Netanyahou comme Premier ministre, contre 83 % qui s'y opposent.
Du côté des électeurs de la coalition soutenant une large coalition, 22 % accepteraient de voir Gadi Eisenkot diriger un tel gouvernement, tandis que 70 % rejettent cette possibilité.
Le sondage met ainsi en évidence un paradoxe de la vie politique israélienne : si une majorité de citoyens souhaite un gouvernement d'uniton nationale, les lignes rouges personnelles et partisanes demeurent un obstacle majeur à la formation d'une telle coalition.