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Ashkelon : nouvelle manifestation d’orthodoxes devant le domicile du chef de la police militaire
Des manifestants orthodoxes opposés à l’arrestation d’étudiants de yeshiva ayant échappé à la conscription se sont de nouveau rassemblés devant le domicile du chef de la police militaire.


Des manifestants orthodoxes opposés à l’arrestation d’étudiants de yeshiva ayant échappé à la conscription militaire obligatoire se sont de nouveau rassemblés jeudi soir devant le domicile du chef de la police militaire, le général de brigade Yuval Yamin, à Ashkelon. Cette nouvelle mobilisation intervient deux semaines après une précédente manifestation au cours de laquelle des protestataires avaient pénétré dans sa résidence, alors que sa famille se trouvait à l’intérieur.
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Tsahal a « fermement condamné » cette nouvelle manifestation, affirmant que la police militaire continuerait à remplir ses missions « conformément à la loi ». Dans un communiqué, l’armée israélienne a dénoncé « toute tentative de porter atteinte aux membres des forces de sécurité et à leurs familles », tout en réaffirmant son soutien au général Yamin, présenté comme un officier « accomplissant fidèlement ses fonctions ».
Des images de la manifestation de jeudi montrent un petit groupe d’hommes orthodoxes rassemblés devant le domicile de l’officier, avant de se disperser à l’arrivée de la police. Selon le média Ynet, un manifestant a été interpellé puis relâché peu après.
L’incident fait suite à une première mobilisation organisée le 28 avril par la faction de Jérusalem, un courant orthodoxe opposé à l’enrôlement des étudiants de yeshiva. Lors de cette précédente manifestation, l’armée avait indiqué que des protestataires étaient entrés dans la maison du général Yamin, absent au moment des faits. La police avait alors évoqué une intrusion dans la cour, des violences et des troubles à l’ordre public. Vingt-cinq suspects, dont des mineurs, avaient été arrêtés.
À la suite de cette première intrusion, plusieurs hauts responsables israéliens avaient dénoncé l’attaque. Benjamin Netanyahou avait condamné une « attaque violente et débridée » contre le chef de la police militaire, tandis que le ministre de la Défense Israël Katz avait qualifié les auteurs de « criminels violents » devant être traduits en justice.
Le chef d’état-major Eyal Zamir avait, lui, parlé du franchissement d’une « ligne rouge dangereuse ». La faction de Jérusalem avait répondu : « Des lignes rouges ont été franchies ; laissez les étudiants de la Torah tranquilles. »