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Les enseignants israéliens parmi les moins bien classés des pays développés
Ils obtiennent des résultats inférieurs à la moyenne internationale en compréhension de l’écrit, en calcul et en résolution de problèmes.


Une étude publiée par l’Institut Shoresh dresse un constat préoccupant sur les compétences générales des enseignants israéliens, classés 17es parmi ceux des 20 pays développés étudiés.
Menée par la chercheuse Yael Melzer à partir des données 2022-2023 du Programme international pour l’évaluation des compétences des adultes de l’OCDE, l’étude examine trois domaines : la compréhension de l’écrit, le calcul et la résolution adaptative de problèmes.
Dans chacune de ces catégories, les enseignants israéliens obtiennent des résultats inférieurs à la moyenne des 18 pays utilisés pour la comparaison. L’étude ne mesure toutefois pas directement leurs performances en classe ni leur aptitude à enseigner.
Les écarts sont particulièrement marqués parmi les enseignants diplômés de l’enseignement supérieur. En Israël, les hommes enseignants titulaires d’un diplôme universitaire obtiennent des scores inférieurs de 7,3 % à ceux des hommes diplômés travaillant dans d’autres secteurs. Chez les femmes, l’écart atteint 2,6 %.
Les enseignants israéliens ayant suivi une formation universitaire en sciences, technologies, ingénierie ou mathématiques figurent également parmi les plus faibles des enseignants diplômés en compréhension de l’écrit et en résolution de problèmes.
L’étude révèle enfin d’importantes disparités au sein du système éducatif. Les enseignants du secteur arabe et ceux de la petite enfance affichent les résultats les plus faibles. Les enseignants orthodoxes obtiennent également des scores inférieurs à ceux des établissements laïcs et religieux non orthodoxes en compréhension de l’écrit et en calcul.
Pour l’Institut Shoresh, ces résultats montrent que le système éducatif israélien peine à attirer et à conserver les diplômés les plus qualifiés. L’organisme recommande de relever les conditions d’admission aux formations d’enseignants, de revoir les salaires et de renforcer particulièrement les secteurs arabe et préscolaire.