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Les Israéliens attribuent une note de 4 sur 10 à leur système éducatif
À la veille de la rentrée scolaire, une nouvelle étude révèle une profonde crise de confiance envers le système éducatif israélien.


Les personnes interrogées lui attribuent une note moyenne de 4 sur 10 et seulement 3 % d’entre elles estiment qu’il fonctionne correctement.
L’étude, publiée par l’organisation Yozmat HaMea, intervient alors qu’environ 2,61 millions d’élèves doivent reprendre les cours mardi dans 27 757 établissements, dont près de 6 000 écoles. Quelque 260 000 enseignants et personnels éducatifs travailleront cette année dans le système.
Selon l’enquête, 61 % des Israéliens considèrent l’éducation comme l’une des deux principales priorités nationales, au même titre que la sécurité et le coût de la vie. Plus de 65 % des parents jugent cependant que l’école de leur enfant est « déconnectée de la réalité ».
La défiance concerne également les responsables éducatifs : 41,8 % des personnes interrogées déclarent ne faire confiance à aucun acteur du système pour prendre des décisions concernant leur enfant.
Yozmat HaMea décrit une organisation excessivement centralisée et bureaucratique, dans laquelle les directeurs d’établissement ne disposent pas d’une autonomie suffisante pour répondre aux besoins des élèves et des communautés locales.
L’organisation propose un modèle baptisé « 50-30-20 ». La moitié du programme serait définie au niveau national et comprendrait notamment les mathématiques, l’anglais, les sciences, l’instruction civique et l’histoire. Les autorités locales et les différents courants éducatifs pourraient déterminer 30 % des enseignements, tandis que les écoles disposeraient d’une autonomie sur les 20 % restants.
L’étude révèle également que 71 % des parents souhaitent donner davantage de liberté aux directeurs pour récompenser les enseignants les plus performants et se séparer de ceux jugés inadaptés. Une réforme susceptible de provoquer une confrontation avec les puissants syndicats d’enseignants du pays.