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Un mineur accusé dans le meurtre de Yemanu Zelka remis en liberté
Une décision qui ravive la colère de la famille de la victime.


Le tribunal de district de Lod a ordonné ce vendredi la remise en liberté sous assignation à résidence d’un mineur poursuivi dans l’affaire du meurtre de Yemanu Benyamin Zelka, malgré l’opposition du parquet. La décision, révélée par Channel 12, repose principalement sur le fait que le suspect est mineur. Après plus de deux mois de détention provisoire, les juges ont estimé qu’une mesure de contrôle judiciaire suffisait.
Selon l’acte d’accusation, l’adolescent a participé à la violente rixe au cours de laquelle un autre accusé a sorti un couteau et mortellement poignardé Yemanu Zelka. Les enquêteurs de l’unité de lutte contre la criminalité de Sharon affirment qu’il s’est trouvé sur les lieux pendant un court laps de temps, qu’il a lancé un aérosol de neige artificielle et donné un coup de pied à la victime.
La défense conteste toutefois cette version. Son avocate, Me Nava Toledano Yehuda, affirme que son client est arrivé sur place par hasard, sans connaître les circonstances du différend ni l’existence du couteau. Selon elle, le jeune homme a uniquement tenté de protéger un ami agressé et n’a été présent que « quelques secondes », alors que l’incident s’est déroulé sur plus de deux heures. Elle estime qu’il n’aurait jamais dû être inculpé et assure poursuivre le combat pour obtenir son acquittement.
Cette décision ravive la colère de la famille de la victime. Déjà, il y a deux mois, les proches de Yemanu Benyamin Zelka avaient dénoncé la qualification des faits retenue par le parquet, jugée trop clémente. Son frère, Getaso Reta, accusait les autorités judiciaires de faire preuve d’une indulgence dangereuse envers les auteurs présumés, estimant qu’ils pourraient récidiver une fois libérés.
Sa sœur, Yiros, avait également dénoncé ce qu’elle considère comme un manque de fermeté de la justice, appelant à des peines exemplaires afin de prévenir de nouveaux drames. Pour la famille, cette affaire aurait dû constituer un tournant dans la lutte contre les violences meurtrières en Israël.