Match nul entre l’Iran et la Nouvelle-Zélande sur fond de controverse autour des visas
L’Iran a débuté sa Coupe du monde 2026 par un match nul 2-2 face à la Nouvelle-Zélande, dans un contexte marqué par les controverses liées aux visas accordés à sa délégation.


La cinquième journée du tournoi a également été marquée par plusieurs surprises.
L’équipe nationale iranienne a dû se contenter d’un match nul (2-2) face à la Nouvelle-Zélande lundi soir à Inglewood, en Californie, lors de son entrée en lice dans la Coupe du monde 2026.
Cette rencontre intervenait après plusieurs jours de tensions diplomatiques autour des difficultés rencontrées par certains membres de la délégation iranienne pour obtenir leurs visas d’entrée aux États-Unis.
À son arrivée sur la pelouse du SoFi Stadium, la sélection iranienne a été accueillie par des huées provenant d’une partie du public. Malgré ce contexte tendu, les joueurs iraniens sont parvenus à revenir au score et à arracher un point précieux qui leur permet de conserver leurs chances de qualification pour la suite de la compétition.
La journée a également été marquée par une autre surprise de taille.
L’Espagne, l’un des favoris du tournoi, a été tenue en échec par le Cap-Vert. La petite nation insulaire de l’Atlantique décroche ainsi un résultat historique sur la plus grande scène du football mondial.
Ce match nul constitue l’un des premiers grands exploits de cette Coupe du monde.
L’Arabie saoudite a également créé la surprise en obtenant un match nul 1-1 face à l’Uruguay.
Après avoir marqué les esprits lors du Mondial 2022 en battant l’Argentine, les Saoudiens démontrent une nouvelle fois leur capacité à bousculer les grandes nations du football.
La rencontre entre l’Iran et la Nouvelle-Zélande a également été marquée par un incident politique dans les tribunes.
La députée belge d’origine iranienne Darya Safai a annoncé avoir introduit dans le stade le drapeau historique iranien du « Lion et Soleil », symbole utilisé avant la révolution islamique de 1979 et interdit par la FIFA lors des compétitions officielles.
Opposante déclarée à la République islamique, elle a affirmé avoir voulu exprimer son soutien aux Iraniens opposés au régime actuel.
« Aucun drapeau idéologique ne remplacera notre Lion et Soleil », a-t-elle écrit sur le réseau social X.
Ce symbole demeure largement utilisé par une partie de la diaspora iranienne et par les mouvements hostiles au régime de Téhéran.
L’entrée en lice de l’Iran intervient dans un contexte géopolitique particulièrement sensible, quelques jours seulement après l’annonce d’un accord entre Washington et Téhéran destiné à mettre fin aux tensions militaires régionales.
Si le football reste au centre des attentions, les événements entourant la sélection iranienne rappellent que la Coupe du monde 2026 se déroule également dans un climat marqué par de fortes tensions politiques et diplomatiques.
Pour l’heure, avec ce match nul face à la Nouvelle-Zélande, l’Iran conserve toutes ses chances de qualification mais devra rapidement retrouver le chemin de la victoire lors de sa prochaine rencontre.