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Alyah : les clés d’une intégration réussie en Israël
Invité de Regards Croisés, Emmanuel Sion est revenu sur l’accompagnement proposé par l’Agence juive aux candidats à l’Alyah avant leur installation en Israël.


Invité dimanche de l’émission Regards Croisés, présentée par Miri Maman sur i24NEWS, Emmanuel Sion, directeur de l’Agence juive en France, est revenu sur les principales étapes d’une Alyah réussie et sur les difficultés rencontrées par les nouveaux immigrants.
Après trois années de mission en France, Emmanuel Sion s’apprête lui-même à rentrer en Israël. Il a rappelé que le projet d’Alyah se construit généralement sur une longue période, nourri par un attachement à Israël et la fréquentation d’écoles juives, de synagogues, de mouvements de jeunesse ou d’organisations sionistes.
Selon lui, l’Agence juive accompagne les candidats pendant un processus qui peut durer un, deux ou trois ans. Cette préparation porte notamment sur l’emploi, l’éducation des enfants, le logement et le coût de la vie.
« L’Alyah est relativement facile. Le véritable enjeu, c’est la klita, l’intégration », a-t-il expliqué. « Pour que celle-ci réussisse, il faut être préparé au maximum. »
Emmanuel Sion a également évoqué une forte progression du nombre de Juifs de France choisissant de s’installer en Israël depuis les attaques du 7 octobre 2023.
D’après les données présentées durant l’émission, le nombre de nouveaux immigrants venus de France aurait doublé entre 2023 et 2024, avant d’augmenter de 50 % entre 2024 et 2025. Une nouvelle hausse de 45 % est attendue entre 2025 et 2026.
Le directeur de l’Agence juive en France observe parallèlement une augmentation du nombre de dossiers ouverts par des personnes envisageant une installation en Israël.
Il a toutefois refusé de présenter ces départs comme une fuite liée à la situation en France. Selon lui, les personnes qu’il rencontre choisissent avant tout Israël par conviction sioniste.
« Ceux qui souhaitent simplement quitter la France peuvent partir à Miami, Genève, Monaco ou ailleurs. Ceux qui choisissent Israël le font par sionisme », a-t-il affirmé.
Pour Emmanuel Sion, une Alyah réussie ne se limite donc pas à l’arrivée en Israël. Elle dépend surtout de la préparation en amont et de la capacité des nouveaux immigrants à construire durablement leur vie personnelle, familiale et professionnelle dans le pays.