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Australie : Emily Gian alerte sur une flambée inquiétante de l’antisémitisme
Elle dénonce l’inaction prolongée des autorités face à la montée de l’antisémitisme, affirme que l’Australie n’est plus un refuge sûr et explique pourquoi de plus en plus de Juifs envisagent l’alyah.


Invitée de la Grande Édition ce lundi soir sur i24NEWS, Emily Gian, directrice des médias sociaux de la Fédération sioniste d’Australie, a livré un témoignage alarmant sur la situation des Juifs australiens, à l’occasion de la visite officielle du président israélien en Australie.
Interrogée sur le caractère discret de cette visite, Emily Gian réfute l’idée d’une manœuvre de dissimulation par le gouvernement australien. Selon elle, cette visite n’avait pas vocation à être un événement politique majeur, mais un geste avant tout symbolique et communautaire. La priorité, explique-t-elle, était la solidarité avec la communauté juive locale, notamment après la présence du président sur le site du massacre de Bondi. « Il ne s’agissait pas de politique, mais de soutien humain », souligne-t-elle, appelant à ne pas surpolitiser ce déplacement dans un climat déjà extrêmement tendu.
Mais c’est surtout sur la montée de l’antisémitisme qu’Emily Gian tire la sonnette d’alarme. Elle décrit une dégradation progressive et profonde de la situation sécuritaire : synagogues incendiées, commerces juifs pris pour cible, violences répétées. « Nous avons supplié le gouvernement d’agir pendant deux ans », affirme-t-elle, avant que ses pires craintes ne se réalisent avec l’assassinat de Juifs célébrant Hanouca le 14 décembre dernier.
Selon elle, ce drame a marqué un tournant, contraignant enfin les autorités à réagir. Mais le mal est fait : les manifestations violentes et hostiles observées durant la visite présidentielle montrent que le changement reste largement insuffisant. Résultat : de plus en plus de Juifs australiens envisagent désormais l’Alyah.
Emily Gian conclut avec émotion : l’Australie, autrefois perçue comme un refuge sûr après la Shoah, ne l’est plus. « Ce que nous vivons aujourd’hui est horrible », dit-elle, attribuant sans détour cette évolution à un antisémitisme désormais assumé, face auquel le gouvernement, selon elle, n’agit pas avec la fermeté nécessaire.