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Avi Pazner : "Il faut juger Donald Trump à ses actes, pas à ses déclarations"
Pour Avi Pazner, la stratégie de Donald Trump face à l’Iran repose avant tout sur ses actes, entre pression militaire croissante et maintien d’une incertitude destinée à peser sur les négociations.


L’ancien ambassadeur d’Israël, Avi Pazner, appelle à la prudence face aux annonces de Donald Trump, estimant que seule l’action permet de comprendre la stratégie américaine dans la crise actuelle avec l’Iran. « Il faut faire très attention avec ses déclarations », prévient-il, soulignant que le président américain peut « déclarer une chose et déclarer le contraire une heure après ». Selon lui, la décision d’imposer un blocus maritime constitue en revanche un signal clair : Washington entre dans une logique de pression croissante sur Téhéran.
Pour Avi Pazner, cette mesure s’inscrit dans la continuité de l’échec du premier round de négociations entre les États-Unis et l’Iran. L’absence de résultats ne surprend guère le diplomate, fort de son expérience : « jamais au grand jamais » un accord n’est trouvé dès le premier jour de discussions. « C’est toujours au dernier moment que l’on parvient à une conclusion », insiste-t-il, estimant que l’impasse actuelle était largement anticipée à Washington.
Dans ce contexte, l’ancien ambassadeur se montre catégorique : les négociations reprendront. « Aucun doute », affirme-t-il, même si leur calendrier reste incertain. Il évoque également la possibilité d’un prolongement du cessez-le-feu, Donald Trump ayant déjà, par le passé, ajusté ses ultimatums en accordant des délais supplémentaires. Mais cette fenêtre diplomatique reste étroitement liée à une menace implicite : en cas d’échec, la reprise des hostilités demeure une option crédible.
Avi Pazner souligne que cette incertitude constitue un levier stratégique. En laissant planer le doute sur l’issue des discussions, Washington et ses alliés maintiennent une pression psychologique sur le régime iranien. « C’est le levier principal », analyse-t-il, évoquant aussi la position israélienne, qui a déjà averti qu’elle pourrait frapper les infrastructures iraniennes en cas de reprise des combats.
Dans les jours à venir, des négociations discrètes devraient se poursuivre en coulisses, avant un éventuel nouveau cycle de discussions à Islamabad. Mais pour Avi Pazner, une chose est certaine : si accord il doit y avoir, il interviendra au dernier moment — ou pas du tout.