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- « Depuis le 7 octobre, tout devient politique, même quand il s’agit simplement de raconter sa vie »
« Depuis le 7 octobre, tout devient politique, même quand il s’agit simplement de raconter sa vie »
Pour Tanya Demayo, créatrice de contenu, faire son alyah après le 7-Octobre s'est imposé comme une évidence.


Sur les réseaux sociaux, elle partage son quotidien en Israël, tout en constatant que chaque témoignage est désormais perçu à travers un prisme politique.
Faire son alyah après le 7-Octobre : un choix du cœur, une conviction profonde ou une évidence ? Invitée de Regards Croisés, la créatrice de contenu Tanya Demayo est revenue sur la décision qui l'a conduite à s'installer en Israël, un processus que les événements ont, selon elle, accéléré.
« Quelque part, ça a un petit peu accéléré le processus. Ça m'a donné les ailes dont j'avais besoin pour partir », confie-t-elle.
Présente sur les réseaux sociaux, Tanya Demayo précise qu'elle ne fait « ni de l'actualité, ni de la hasbara ». Pourtant, depuis le 7-Octobre, elle estime qu'il est devenu impossible de montrer simplement son quotidien en Israël.
« Je crois que tout devient politique. Même si, pour nous, c'est notre vie, dans les yeux de certains, ça reste de la politique », explique-t-elle.
À travers ses vidéos, elle raconte avant tout son expérience personnelle : les alertes, les courses vers les abris, mais aussi la volonté de continuer à vivre malgré la guerre.
L'une de ses publications les plus marquantes a été réalisée pendant les bombardements liés à la guerre contre l'Iran. Elle y expliquait pourquoi elle refusait de quitter Israël, malgré les recommandations de certains de retourner temporairement en France.
« J'avais besoin d'expliquer ce besoin que j'avais d'être là et de rester malgré tout. De rester dans l'adversité avec mon peuple dans ce moment difficile », raconte-t-elle.
Selon elle, ce témoignage a trouvé un écho particulier auprès de nombreux internautes, notamment parmi les nouveaux immigrants, qui peinent parfois à mettre des mots sur ce qu'ils ressentent.
Elle estime également que ces vidéos permettent aux personnes vivant à l'étranger de mieux comprendre la réalité du quotidien en Israël, où la vie continue malgré les sirènes et les abris.
« Nous, on a besoin de l'exprimer de cette manière-là », affirme-t-elle, convaincue que raconter son vécu reste essentiel, même lorsque chaque publication est interprétée comme un message politique.