- i24NEWS
- Vu sur i24NEWS
- Emmanuel Razavi alerte sur des crimes de masse en Iran et appelle à une décision internationale
Emmanuel Razavi alerte sur des crimes de masse en Iran et appelle à une décision internationale
Invité de la Grande Édition d’i24NEWS, le grand reporter Emmanuel Razavi a dressé un constat glaçant de la situation en Iran.


Invité ce dimanche soir de la Grande Édition sur i24NEWS, le grand reporter et écrivain Emmanuel Razavi, auteur de "La pieuvre de Téhéran", a livré une analyse de la situation en Iran. Selon lui, des crimes de masse sont en cours à l’intérieur du pays, relevant à la fois de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, dans une quasi-indifférence de la communauté internationale.
Emmanuel Razavi évoque un bilan humain extrêmement lourd, estimé entre 30 000 et 35 000 morts, et probablement davantage. Ces chiffres, précise-t-il, proviennent de témoignages concordants de personnels médicaux et de données recueillies dans des hôpitaux et morgues de plusieurs provinces iraniennes. Pour le journaliste, la question centrale n’est plus celle de la vérification exacte des chiffres, mais celle de la responsabilité internationale face à des massacres qu’il qualifie de sans précédent dans l’histoire contemporaine du pays.
Il met également en garde contre les conséquences stratégiques d’une absence d’intervention. Selon lui, laisser le régime iranien gagner du temps reviendrait à lui permettre d’accéder à l’arme nucléaire, qu’il utiliserait inévitablement contre Israël. « Le régime a montré de quoi il était capable », insiste-t-il, estimant que c’est aujourd’hui la République islamique qui constitue le principal facteur de déstabilisation du Golfe.
S’appuyant sur de nombreux entretiens menés ces dernières semaines avec des figures de l’opposition iranienne, Emmanuel Razavi affirme que celles-ci sont unanimement favorables à un gouvernement de transition démocratique et laïque, respectueux des minorités. Il souligne également que la population iranienne, distincte du régime, aspire à des relations apaisées avec Israël et avec l’Occident, notamment les États-Unis.
Enfin, le journaliste insiste sur la dimension générationnelle de la crise. Dans un pays de près de 90 millions d’habitants, dont l’âge moyen est de 32 ans, la jeunesse ne veut plus du régime en place. Pour se maintenir, celui-ci recourt, selon Razavi, à une répression extrême, menée par des milices locales et étrangères. « Le choix est difficile militairement, conclut-il, mais il doit être fait : entre un régime criminel et la promesse d’un avenir démocratique. »