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Simon Moos : « Notre objectif est de convaincre la grande masse neutre »
Invité de l'émission Regards Croisés sur i24NEWS, le créateur du média IN+ est revenu sur son engagement en faveur d'Israël et sa stratégie de communication sur les réseaux sociaux.


Connu pour ses prises de parole sur les réseaux sociaux, Simon Moos, fondateur du média IN+, a expliqué dans Regards Croisés sur i24NEWS les raisons de son engagement public en faveur d'Israël.
Selon lui, cet engagement trouve ses racines dans son histoire familiale, marquée par un fort héritage sioniste, mais aussi dans son passage au King's College de Londres, où il a étudié la philosophie, la politique et l'économie.
« C'est là que j'ai vu, bien avant le 7 octobre, la diabolisation permanente de l'État d'Israël », explique-t-il. Président de l'association israélienne de son université, il dit avoir été frappé par le contraste entre l'hostilité visant Israël et l'absence de contestation envers d'autres associations étudiantes représentant des pays pourtant régulièrement critiqués pour leur bilan en matière de droits de l'homme.
« Même si tout ce que disent les détracteurs d'Israël était vrai, cela n'expliquerait pas cette obsession contre l'État d'Israël », affirme-t-il.
De retour en France, Simon Moos estime que la défense d'Israël manquait d'efficacité, tant sur le fond que sur la forme. Il évoque notamment l'influence de contenus diffusés par AJ+, auxquels il souhaitait répondre avec « les bons codes de communication » et des arguments adaptés aux réseaux sociaux.
Interrogé sur le public auquel il s'adresse, il insiste sur le fait que son objectif n'est ni de convaincre les antisémites, ni de « prêcher des convaincus ».
« Ça ne sert à rien d'essayer de convaincre quelqu'un qui déteste les Juifs, il ne changera pas d'avis », estime-t-il.
Il affirme en revanche vouloir s'adresser à « la grande masse neutre », composée de personnes qui ne sont « ni pro-israéliennes, ni anti-israéliennes ».
« Si on fait de la communication, c'est avant tout pour convaincre cette grande masse neutre », explique-t-il, estimant qu'il faut empêcher qu'elle soit influencée par « la stratégie de La France insoumise, des franges radicales de l'islam et d'autres mouvements » qu'il accuse de chercher à retourner l'opinion contre Israël.
Enfin, interrogé sur une éventuelle autocensure, Simon Moos assure réfléchir à chacune de ses interventions publiques, tout en refusant de renoncer aux idées qu'il souhaite défendre.
« Je ne me censure pas. C'est même la promesse que je fais : dire exactement ce que je pense, mais toujours avec une exigence sur la forme », conclut-il.