Betsalel Smotrich accentue la pression sur la Banque d’Israël pour une baisse des taux
Il appelle la Banque d’Israël à réduire rapidement le taux directeur afin d’alléger le fardeau des ménages et des entreprises, malgré les tensions persistantes sur le marché immobilier.


Le ministre israélien des Finances, Betsalel Smotrich, intensifie sa campagne en faveur d’une nouvelle baisse du taux directeur de la Banque d’Israël. S’appuyant sur la publication d’un indice des prix à la consommation négatif en janvier (-0,3 %), qui a contribué à freiner l’inflation annuelle, il estime que les conditions sont désormais réunies pour alléger davantage le coût du crédit.
Le gouverneur Amir Yaron a déjà abaissé à deux reprises le taux d’intérêt d’un quart de point, le portant actuellement à 4 %. Mais pour Smotrich, cela ne suffit pas. « Les chiffres parlent d’eux-mêmes. L’inflation est contenue, l’économie se stabilise. Il est temps de soulager les ménages », a-t-il déclaré à l’ouverture de la réunion de son groupe parlementaire.
Le ministre affirme que les récents indicateurs sont le fruit de la politique menée par son ministère, notamment l’ouverture à la concurrence, la baisse des droits de douane et la réduction de certaines taxes, comme celles sur les achats en ligne jusqu’à 150 dollars. Selon lui, ces réformes prouvent qu’« il peut y avoir une vie moins chère en Israël ».
Smotrich appelle explicitement la Banque centrale à agir en faveur des ménages, en particulier des jeunes couples « écrasés par le poids des remboursements hypothécaires » et des petites entreprises « asphyxiées par le coût du crédit ».
Toutefois, le contexte reste contrasté. Si l’inflation ralentit, les prix de l’immobilier ont augmenté de 0,8 %. Or, la période de taux très bas par le passé avait contribué à l’envolée des prix du logement. La Banque d’Israël devra donc arbitrer entre soutien à l’activité et prudence face aux risques sur le marché immobilier.