Fermeture du détroit d'Ormuz : Saudi Aramco redoute des conséquences "catastrophiques" sur le pétrole
Selon le patron du groupe pétrolier, la situation actuelle dépasse de loin les crises précédentes


La fermeture prolongée du détroit d’Ormuz pourrait avoir des conséquences "catastrophiques" pour les marchés mondiaux du pétrole, a averti le directeur général du géant pétrolier saoudien Saudi Aramco, Amin Nasser. S’exprimant lors d’un point presse organisé après la publication des résultats 2025 du groupe, il a estimé que la perturbation actuelle liée au conflit entre les États-Unis, Israël et le régime iranien constitue la crise la plus grave qu’ait connue l’industrie pétrolière et gazière de la région.
Selon Amin Nasser, même si le secteur énergétique du Golfe a déjà été confronté à des perturbations par le passé, la situation actuelle dépasse de loin les crises précédentes. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part essentielle du pétrole mondial, est aujourd’hui au cœur des tensions militaires qui secouent la région.
Plus tôt dans la journée, les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé qu’ils ne permettraient pas qu’"un seul litre de pétrole" soit exporté depuis le Moyen-Orient si les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran se poursuivent. Cette menace a provoqué une réaction immédiate de Washington : le président américain Donald Trump a prévenu que les États-Unis frapperaient l’Iran "beaucoup plus durement" si Téhéran tentait de bloquer les exportations pétrolières provenant de cette région stratégique.
Dans ce contexte de forte tension, les marchés énergétiques restent particulièrement attentifs à l’évolution de la situation dans le Golfe, où toute perturbation durable du trafic maritime pourrait provoquer une flambée des prix du pétrole et affecter l’économie mondiale.